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«On justifie les inégalités femmes-hommes comme au XIXe siècle!», selon une historienne

Une « Encyclopédie d’histoire des Femmes », couvrant la Belgique du XIXe au XXe siècle, est publiée aux éditions Racines. L’occasion, en cette journée de première grève des femmes dans l’histoire belge, de voir d’où l’on vient, avec l’historienne Catherine Jacques, qui a codirigé l’ouvrage.

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Journaliste au service Société Temps de lecture: 6 min

Ce 8 mars 2019 sera d’une certaine façon « historique » en Belgique : la première « grève des femmes », qu’importe son ampleur, aura bien lieu. Peut-être trouvera-t-elle sa place, dans quelques années, dans la notice « grèves » de l’« Encyclopédie d’histoire des Femmes » (Belgique, XIXe et XXe siècles) qui vient de paraître aux éditions Racines. Catherine Jacques, docteure en histoire à l’ULB, a dirigé, avec Eliane Gubin, professeure émérite d’histoire (ULB), cette somme de 600 pages, 165 notices, sous les plumes de 68 collaborateurs et collaboratrices.

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3 Commentaires

  • Posté par Naeije Robert, vendredi 8 mars 2019, 14:00

    Ce radotage idéologique nuit à la reconnaissance des rares inégalités persistantes

  • Posté par Philippe Arnould, vendredi 8 mars 2019, 13:21

    Les femmes et les hommes ont exactement les mêmes droits devant la loi et la justice. La patriarchie n'existe plus en Occident. Elle existe, mais dans des pays comme l'Arabie saoudite ou d'autres, où les femmes sont légalement inférieures. Le reste est une question de choix individuels. Certains sont payants, d'autres non. Vouloir violer la liberté individuelle (c-a-d les consentements) parce que certains font les mauvais choix, considérer la femme comme fragile et forcément victime, et non adulte responsable ne créera pas ni égalité, justice et nuira surtout à la femme. Crée une politisation de tous les aspects de la vie privée, ce qui est en soi la logique du totalitarisme. Le féminisme est passé d'une volonté d'émancipation à une logique de dénonciation de l'homme qui serait toxique, à la victimisation constante. Le problème avec les révolutions, c'est que lorsqu'elles sont accomplies, les révolutionnaires ne veulent pas reprendre leur vie, mais trouver d'autres débouchés ; comme les risques seront moindres, l'idéologie n'étant plus subversive, il y aura alors plus de monde pour se mobiliser qu'avant la révolution ; les idéologues vont chercher des signes d'oppression derrière chaque caillou, arbre et rivière pour justifier l'extension de la révolution… tout sera politisé, du moindre acte anodin. Si vous pensez qu'une chose est innocente, c'est que celle-ci n'aura pas encore été condamnée par une étude sociologique. Poser des questions et critiquer sera déjà considéré comme du réactionnisme.

  • Posté par Naeije Robert, vendredi 8 mars 2019, 14:10

    Merci pour cette mise au point. Existe-t-il encore des journalistes sans préférence sexuelle capables de pensée critique?

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