Michel Preud’homme à propos de Fellaini: «On a commencé ensemble, je n’ai que de bons souvenirs avec lui»

Michel Preud’homme à propos de Fellaini: «On a commencé ensemble, je n’ai que de bons souvenirs avec lui»
Belga

Michel Preud’homme a vécu les premiers pas de Marouane Fellaini. Comme directeur sportif du Standard d’abord, puis comme entraîneur lorsque dans la foulée du limogeage de Johan Boskamp, Lucien D’Onofrio l’envoya sur le terrain avec le statut de coach. C’était en 2006. « Le plus grand souvenir que je conserve, c’est quand Daniel Striani (NDLR : un agent belgo-italien) m’a dit qu’il avait un joueur en qui il croyait, qui avait à, ses yeux un grand potentiel, mais qu’il était sans club, qu’il était passé par Charleroi, Anderlecht, Brussels et d’autres encore… », dit l’entraîneur des Rouches.

« On l’a alors testé et après l’avoir vu quelques fois à l’entraînement, on a décidé de lui donner un contrat. Il a commencé à jouer en équipe réserve, on lui a fait un deuxième contrat, un troisième puis un quatrième avant de l’intégrer en équipe première. Ce sont parfois des coups de chance qui arrivent, mais il y a aussi ses qualités. Je crois qu’on lui a fait quatre contrats sur un an. Puis il a intégré le noyau A et il est parti… »

Appelé à débuter lors d’un match de Ligue des Champions au Steaua Bucarest, Fellaini a rapidement fait l’unanimité autour de son nom. « Par son travail, parce qu’il allait au charbon » dit, Preud’homme. « Quand il fallait faire sauter un verrou, c’est lui qu’on appelait. Un joueur précieux. Au début, je l’avais positionné devant la défense, au sein d’un entrejeu qui réunissait aussi Axel Witsel et Steven Defour. Ils tournaient constamment. Au départ, Marouane était plus bas et Steven plus haut, puis cela été l’inverse en équipe nationale. Fellaini, c’est un super garçon, très reconnaissant. Je n’ai que de bons souvenirs avec lui, on a commencé ensemble ».

Sa décision de mettre un terme à sa carrière internationale, MPH la comprend. « Sa décision n’appartient qu’à lui. Oui, je peux comprendre. On peut tout expliquer, tout critiquer, mais pour prendre ce genre de décision, il a dû se poser la question de savoir s’il était encore capable de faire tous les efforts qu’il faisait jusque-là ou pas. Moi, lorsque j’ai arrêté, j’ai encore joué pendant trois saisons à Benfica après, y compris sur la scène de la Ligue des Champions. Je pouvais donc encore jouer mais les efforts étaient peut-être trop importants que pour continuer à les faire tous les trois jours. Peut-être que c’est ça que Marouane a pensé aussi. Et peut-être aussi veut-il rester sur une bonne note. C’est à lui qu’il faut le demander… »

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous