RD Congo: ouverture sans accroc du «centre européen des visas» à Kinshasa

RD Congo: ouverture sans accroc du «centre européen des visas» à Kinshasa

Le « centre européen des visas » (CEV) qui remplace l’ex-Maison Schengen à Kinshasa, fermée durant plus d’un an à la suite d’une grave crise diplomatique belgo-congolaise, a ouvert ses portes vendredi au public, avec d’importants changements apportés au fonctionnement du service de délivrance des visas, a-t-on appris de source diplomatique.

«  Les opérations (de réception de demandes de visa) ont très bien démarré à 08h00 (09h00 HB) ce matin, sans débordement », a indiqué l’ambassade de Belgique en République démocratique du Congo (RDC), qui gère cette sorte de consulat européen au profit de dix-sept autres pays du Vieux Continent (seize Etats-membres de l’UE) et de la Norvège.

Selon l’ambassade, le mot d’ordre selon lequel le CEV fonctionne désormais, avec prise de rendez-vous obligatoire pour les demandeurs de visa « est bien passé ».

Accord avec la Belgique

La RDC et la Belgique ont signé le 22 février un « accord en vue de la réouverture de la maison Schengen » mais sous une autre dénomination.

Dans le même temps – autre signe de sortie de crise après l’investiture d’un nouveau président, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le 24 janvier –, Kinshasa a autorisé la compagnie aérienne Brussels Airlines à effectuer à nouveau sept liaisons hebdomadaires entre Bruxelles et la capitale congolaise.

La réouverture de la Maison Schengen est une promesse de campagne de M. Tshisekedi, avec le retour de l’ambassadeur de l’UE à Kinshasa, le diplomate belge Bart Ouvry, invité à quitter la RDC par l’ancienne équipe au pouvoir.

La Maison Schengen avait suspendu toutes ses activités après la décision de sa fermeture par le gouvernement congolais, le 24 janvier 2018, dans le cadre d’une énième crise diplomatique entre la RDC et son ancienne puissance coloniale. Cette fermeture par les autorités congolaises avait été décidée comme mesure de rétorsion contre la Belgique, qui avait suspendu une bonne partie de l’aide publique bilatérale décidée par Bruxelles. Cela afin de protester contre la répression de marches demandant le départ de l’ex-président Joseph Kabila resté au pouvoir au-delà du terme de son mandat.

 
 
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