La Corée du Nord pourrait préparer un tir de missile ou de fusée

La Corée du Nord pourrait préparer un tir de missile ou de fusée

La Corée du Nord pourrait se préparer à un tir de missile ou de fusée, a affirmé la radio publique américaine NPR, s’appuyant sur les images satellites d’un complexe de recherche situé près de Pyongyang.

NPR a obtenu des images de la firme DigitalGlobe montrant le complexe de Sanumdong, prises avant le sommet entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un à Hanoï fin février, qui s’est soldé par un échec. Elles montrent la présence le 22 février de voitures et de camions sur le site, ainsi que de wagons et de grues, affirme NPR.

«Si vous mettez tout cela bout à bout, ça ressemble beaucoup à ce que font les Nord-Coréens lorsqu’ils sont en train de construire une fusée», a confié à NPR Jeffrey Lewis, expert à l’Institut d’études internationales de Middlebury à Monterey. En juillet 2018, le Washington Post affirmait que les agences américaines de renseignement avaient repéré, par images satellite, la construction « d’un, peut-être deux» nouveaux missiles dans ce complexe de recherche de Sanumdong.

Une promesse non tenue

Jeudi, des experts américains s’appuyant sur de nouvelles images satellitaires ont par ailleurs rapporté que le site de Sohae (ou Tongchang-ri), qui comprend un pas de tir et une installation d’essais de moteurs de fusées, avait été rapidement reconstruit et était désormais «revenu à son statut opérationnel normal». Son démantèlement était pourtant l’une des rares promesses concrètes faites ces derniers mois aux Etats-Unis par le dirigeant nord-coréen.

>Reconstruction d’un site nucléaire en Corée du Nord après l’échec du sommet entre Trump et Kim Jong-un

Mercredi, alors qu’un début de reconstruction avait déjà été signalé par ces experts du Center for Strategic and International Studies (CSIS) et de 38 North, deux cercles de réflexion de Washington, Donald Trump avait prévenu qu’il serait «très, très déçu» par Kim Jong-un si ces informations devaient se confirmer.

Mais jeudi, semblant vouloir temporiser, le président des Etats-Unis a répondu de manière évasive: «On verra», «on vous dira dans environ un an».

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous