L’écrivain Amin Maalouf reçoit le Prix de l’Académie belge

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L’écrivain Amin Maalouf reçoit le Prix de l’Académie belge

L’écrivain libanais Amin Maalouf vient de fêter ses 70 ans et, quasi en même temps, la sortie de son nouvel essai, disponible dès le 15 mars, Le naufrage des civilisations (Grasset). Il était à Bruxelles ce samedi pour recevoir le Prix international Nessim Habif pour l’ensemble de son œuvre, décerné par l’Académie royale belge de langue et de littérature françaises. Le membre de l’Académie française, depuis 2011, célébré par l’Académie belge, ça a un côté clin d’œil qui n’était pourtant pas de mise lors de la cérémonie.

C’est qu’Amin Maalouf apporte de mauvaises nouvelles avec son dernier essai, un constat bien pessimiste et alarmant sur la marche du monde. « Ce livre commence par mon enfance au Liban, raconte-t-il. Puis il s’est petit à petit tissé avec l’actualité. J’écris comment j’ai vu le monde devenir plus dangereux, plus inquiétant, qui pourrait aller jusqu’au naufrage, si on ne se ressaisit pas. C’est un livre inquiet. Les livres qui décrivent le monde et ses dérèglements ne sont pas rassurants, sans doute, mais ils sont indispensables : on a besoin de s’inquiéter aujourd’hui. »

Cette séance de l’Académie ne s’est pas fixée sur Amin Maalouf. D’autres écrivains ont été fêtés. L’Académie belge est le dépositaire de plusieurs legs concédés par des particuliers, à charge d’accorder et doter des prix littéraires. Il y en a des annuels, des biennaux, des triennaux. Et dans tous les domaines de la littérature. Ce sont les membres de l’Académie qui les choisit, c’est donc bien l’Académie qui les décerne. Dans ce palmarès, quatre ouvrages déjà distingués par une place de finaliste au Prix Rossel, ceux de Zoé Derleyn, de Thierry Verhasselt, de Sandrine Willems et de Sébastien Minustru.

Retrouvez les dernières critiques littéraires du «Soir» ICI.

Le palmarès 2019

Les lauréats

Laurent de Sutter, pour son essai Après la loi (PUF)

Jacques Dubois pour son essai Le roman de Gilberte Swann (Seuil).

Vinciane Despret pour son essai Au bonheur des morts (La Découverte).

Sandrine Willems pour son essai Devenir un oiseau (Impressions nouvelles)

Alex Lorette pour sa pièce de théâtre Géographie de l’enfer (Lansman)

Zoé Derleyn pour son recueil de nouvelles Le goût de la limace (Quadrature)

Etienne Verhasselt pour son recueil de nouvelles Les pas perdus (Le Tripode).

Sophie Creuz pour son travail de critique littéraire à L’Echo et à Musiq3.

Célestin de Meeûs pour son recueil de poésie Ecart-Type (Tétras Lyre)

Sébastien Fiévry pour son recueil de poésie Solitude Europe (Cheyne)

Carl Norac pour l’ensemble de son œuvre poétique.

Sébastien Ministru pour son roman Apprendre à lire (Grasset)

Stefan Liberski pour son roman La cité des femmes (Albin Michel)

Amin Maalouf pour l’ensemble de son œuvre.

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