Le CD&V réclame une 7e réforme de l’Etat en 2024

Wouter Beke, le président du CD&V, avec trois ténors de son parti, revendique une nouvelle réforme de l’Etat pour 2024.
Wouter Beke, le président du CD&V, avec trois ténors de son parti, revendique une nouvelle réforme de l’Etat pour 2024. - Sylvain Piraux.

Voilà qui surprendra par rapport à certaines déclarations précédentes et en raison du moment : dans une carte blanche publiée ce lundi dans De Standaard, quatre ténors du CD&V, la ministre flamande Hilde Crevits, le président Wouter Beke, le vice-Premier Kris Peeters et le chef de groupe à la Chambre Servais Verherstraeten (soutenus par trois anciens : Yves Leterme, Luc Van den Brande et Johan Sauwens), en appellent à une 7e réforme de l’Etat. Mais pas pour tout de suite : pour 2024. Le temps que les partis flamands, dans leur parlement régional (comme ils l’avaient fait en 1999 en votant cinq résolutions), adoptent une nouvelle série de revendications institutionnelles. Et ils invitent les partis francophones à profiter du même laps de temps pour faire de même.

« Trouvons d’abord un consensus flamand au parlement flamand, écrivent les personnalités CD&V. Nous pouvons commencer après les élections. » Sur la base de ces propositions, et de celles des francophones, le travail commencerait ensuite au Sénat. « Pour que, dans un scénario idéal, un projet soit prêt pour une réforme de l’Etat, exécutable à partir de 2024. »

Mais dans ce scénario démocrate-chrétien flamand, il n’est pas question de refédéraliser certaines compétences, comme le prônent Groen ou le VLD. « Ce serait un pas en arrière au lieu d’une avancée sur le chemin qui a mené la Flandre à tant de bien-être », écrivent les dirigeants CD&V. Et ce, relève De Standaard, alors qu’en 2016, à l’initiative des Jeunes CD&V, un congrès du parti avait adopté « la possibilité d’une refédéralisation », et que le programme du parti estime toujours que cela ne peut pas être un tabou.

Quoi qu’il en soit, le quatuor CD&V en reste au « modèle confédéral positif » déjà exprimé, qui accorde l’essentiel des politiques aux entités fédérées, mais toujours dans un contexte belge. Parmi les compétences que le CD&V souhaite totalement transférer aux entités fédérées, il cite en priorité les soins de santé.

Voilà qui alimentera l’ambition de la N-VA qui, elle, réclame une négociation du confédéralisme dès 2019. Mais pas par une réforme institutionnelle à l’ancienne : via une négociation gouvernementale directe qui ferait de la Belgique une coquille quasi vide.

Pour De Standaard, la sortie du CD&V enterre toutefois définitivement une déclaration de révision de la Constitution sous la prochaine législature. Puisqu’il n’est question de réforme de l’Etat que sous la législature d’après.

 
 
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