Accueil

Baromètre Test Achats: deux ménages sur trois peinent à épargner

Selon un baromètre de Test Achats, 68 % des ménages belges ont des difficultés pour mettre de l’argent de côté.

Temps de lecture: 2 min

Pour la première fois, Test Achats a sondé les ménages belges pour réaliser un baromètre des consommateurs. Un des grands enseignements de l’enquête est la difficulté pour les ménages de mettre de l’argent de côté. Plus de 68 % des personnes interrogées affirment qu’il est difficile, très difficile, voire impossible d’épargner. Cette réalité est différente selon les régions. C’est en Wallonie que la situation est la pire : 78 % des ménages ont des difficultés pour épargner.

Le reste du tableau n’est pas plus réjouissant. Seuls 40 % des Belges vivent une situation financière confortable, et 60 % sont obligés de se priver sur certaines dépenses importantes à leurs yeux.

Dont 5 % se trouvent dans une situation de pauvreté selon les critères de Test Achats. « On ne s’attendait pas à percevoir autant de difficultés dans la population belge. Quand les gens sont réellement concernés par certaines dépenses – quand ils ont des enfants à la crèche, à l’université, quand ils ont une voiture, etc. –, ils sont nombreux à peiner à y faire face. Surtout, l’indice nous indique que la moyenne des Belges ne dépasse pas le seuil de confort financier, alors qu’on pense être un pays riche », s’inquiète Sebastian Stevering, le responsable de l’enquête chez Test Achats.

Ce que les Belges sacrifient

Sans surprise, c’est avant tout les loisirs que les Belges sacrifient en premier. D’abord les excursions d’un jour et les week-ends, puis les sorties au cinéma, les concerts ou les musées.

Ils font face également à de grandes difficultés pour financer l’accès à l’enseignement supérieur et à l’université, qui arrive en troisième position du classement. Une situation que connaissent bien les universités belges. « Dès janvier on est débordé. Les familles nous sollicitent pour comprendre les aides qui existent, calculer celles dont elles peuvent bénéficier pour la rentrée universitaire suivante », commente Isabelle Mertens, responsable du service social des étudiants de l’UNamur.

Les coûts liés aux crèches et au baby-sitting sont également très difficiles voire impossibles pour un quart des ménages. En matière de mobilité, ce sont les dépenses qui touchent à la voiture qui sont les plus compliquées à assumer.

Retrouvez notre dossier spécial sur Le Soir+ ou dans votre journal ce lundi

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

27 Commentaires

Aussi en

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une