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Réforme de l’Etat: N-VA et CD&V ciblent la législature 2019-2024

On ne perd rien pour attendre : il n’y aura vraisemblablement pas de déclaration de révision de la Constitution avant les élections du 26 mai (ou alors une liste non institutionnelle), mais cela n’empêche pas la N-VA et le CD&V de promettre un déluge de revendications flamandes pour la prochaine législature.

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Journaliste au service Politique Temps de lecture: 4 min

C’est fou ce qu’on parle de revoir la Constitution depuis que l’on est à peu près sûr qu’il n’y aura pas de révision de la Constitution.

Résumons : il est plus que probable que la législature 2014-2019 s’achèvera dans quelques semaines sans déclaration de révision, comme c’est pourtant de tradition en Belgique (c’est le cas depuis 1985), ou alors aurons nous droit à une déclaration minimale, pas du tout insignifiante politiquement mais inoffensive institutionnellement parlant (elle désignerait certains articles ayant trait aux droits de l’Homme, à l’égalité hommes-femmes, etc.). Bref, pas de quoi secouer la Belgique et nous projeter vers une nouvelle maxi-réforme de l’Etat.

En revanche, il est beaucoup question de rouvrir tout grand le chantier constitutionnel après les élections de mai. Tout le monde en parle. L’idée a deux catégories de partisans, bien distincts.

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8 Commentaires

  • Posté par Deckers Björn, mardi 12 mars 2019, 7:56

    Ceci dit, le climat n'est peut-être pas si pourri. Si le VLD, le SP.A et Groen reste campé sur la volonté de ne pas dépecer une nouvelle le pays, voir même de refédéraliser certaines compétences (chez Groen comme au VLD, on évoque justement la santé, mais aussi la mobilitié, l'énergie, le climat). Si on ajoute à cela le PTB-PVDA est unitariste, on est loin du tableau sinistre de 2007 qui menait à la sixième réforme de l'Etat... Et ce qui a changé entre 2014 et 2019, c'est qu'en 2014, le CD&V et la NVA étaient majoritaire à eux seuls. Aujourd'hui, ils ne disposeraient plus (sur base des provinciales d'octobre dernier) d'une majorité. La septième réforme n'est donc pas encore incontournable. Loin s'en faut, et ça, c'est déjà une différence réjouissante.... En particulier, chapeau à Groen qui choisi l'efficacité globale sur les question de mobilité, d'écologie, d'énergie et de santé, plutôt que la démultiplication grotesque et infinies des institutions et des difficultés qui vont avec!

  • Posté par Deckers Björn, mardi 12 mars 2019, 7:47

    Willy Surmont, votre commentaire est à l'image de la dérive actuelle. La démocratie vire à l'émocratie et à l'égocratie. La démocratie, ce n'est pas "MON" avis uber alles, c'est des millions de belges qui ont des points de vue différents, des cultures différentes, des histoires différentes, et dès lors parfois, souvent des façons différentes de voir les choses. Et chacun, vous comme tous les autres doit être entendu. Et c'est la somme de tout cela qui donne une représentation forcément imparfaite pour tous. Ici, en l’occurrence, si une majorité importante de flamands optent demain pour une nouvelle réforme de l'Etat (je ne le souhaite pas plus que vous), sauf à choisir de manière conséquente l'après-Belgique, il faudra bien s'asseoir à la table de formation du gouvernement avec ce menu dont nous ne voulons pas mais bien, le cas échéant une majorité de compatriotes du nord.

  • Posté par Bricourt Noela, lundi 11 mars 2019, 21:22

    Et un chouia de communautaire. Mais ils se laissent emporter par le vent. Quelle mouche les a piqué?. Celle du pouvoir. Que vont en penser les jeunes qui militent pour le climat? A première vue, ils ne sont pas prêts de se mettre d'accord. Quelle cacophonie. Et pendant ce temps là ,la pollution explose.

  • Posté par Lambotte Serge, lundi 11 mars 2019, 20:15

    Ils sont pénibles en période électorale.

  • Posté par Dechamps Pascal , lundi 11 mars 2019, 19:58

    Madame Milquet n'a toujours pas compris qu'à ne rien demander les francophones se placent en position de tout lâcher. L'acceptation de réformes a minima crée plus de problème qu'elle apporte de stabilité et donc entraîne de nouvelles demandes. Combat d'arrière-garde qui était concevable au temps où il fallait gagner du temps pour faire constater le besoin de financement des pensions. Ce temps est arrivé, c'est le moment de régionaliser les pensions.

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