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Et le CD&V trancha: après nous les mouches…

L’éditorial de Béatrice Delvaux, éditorialiste en chef.

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Editorialiste en chef Temps de lecture: 3 min

Après nous les mouches ? Ce pourrait être le nouveau slogan électoral du CD&V. Le parti social-chrétien flamand, autrefois pilier de l’unité du pays, use du brûlot communautaire que la N-VA avait tenté de (re)mettre sans succès à l’agenda de la campagne électorale. Dans une carte blanche, les pontes du parti se prononcent pour une réforme de l’État en 2024, entre Flamands, sans concertation préalable avec les francophones et qui touche au tabou de la sécurité sociale. «  La Flandre a donné à chaque Flamand une meilleure protection sociale. Mais la répartition des compétences n’est pas toujours logique. Nous devons aller plus loin.  » Cette phrase vaut son pesant d’explosifs. Comment ? Le CD&V, qui a toujours défendu le maintien d’une sécurité sociale ciment du pays car liée à la solidarité de ses habitants, assassine son veau d’or ?

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8 Commentaires

  • Posté par Leroy Maî, mardi 12 mars 2019, 17:29

    AVV - VVK ! Et effectivement, après nous les mouches. Mais si la Belgique devient ingouvernable, quels destins alors pour Bruxelles et la Wallonie? Finalement, ça servira à quoi de se déplacer à l'isoloir en mai, si c'est toujours les Flamands qui battent et rebattent les cartes?

  • Posté par delpierre bernard, mardi 12 mars 2019, 16:13

    Cet émoi des francophones quant à la récentes position du CD&V fait sourire, cette dernière n'étant qu'un rappel du vote quasi unanime du parlement flamand fin de la décennie 90 quant à la volonté d'accéder à une Belgique confédérale.Et depuis, les francophones au lieu d'unir leurs forces pour affronter l'inéluctable passent leur temps à se complaire dans des querelles partisanes, à se glorifier des quelques maigres résultats engrangés (plan Marshall par exemple...dont la réussite tient davantage au nom utilisé) )et surtout sans dire la vérité sur la situation économique et financière qui résultera de la fin des transferts financiers Nord-SUD pourtant programmée depuis belle lurette. Pourtant des voix peu suspectes de "belgicisme droitier", à savoir celle de Destatte, Président de l'institut Jules Destrée et celle de Gazon, professeur à L'ULG et ex collaborateur du ministre des affaires économiques Claes (SPA), ont un regard plus rationnel quant à l'état de la situation économique et de l'enseignement en Wallonie mais ils semblent prêcher dans le désert surtout parce qu'ils prédisent une chute drastique du niveau social moyen qui nous attend..au lieu de berner le public sur un soi-disant redressement wallon qui tient davantage du conte de fées... que de la réalité du terrain.

  • Posté par Bricourt Noela, mardi 12 mars 2019, 11:30

    Mais il faut DIRE que c'est NAPOLEON qui a imposé le Français à tout le monde. Tout le pays a été français pendant 25 ans jusqu'en 1813 ou 1815...

  • Posté par delpierre bernard, mardi 12 mars 2019, 15:33

    @ Bricourt, Plus exactement depuis 1795 (décret de la convention) et jusqu'en 1814 ( exil de napoléon à l'île d'Elbe et décision du traité de Vienne).Par le rattachement des provinces belges à la France et pour information des nostalgiques du "rattachement", la principale préoccupation a été de pomper un maximum de ressources financières d'abord et ensuite aussi humaines (sous l'empire avec la conscription) et le tout en donnant les places les plus intéressantes à des ressortissants de l'ancienne France...La question de l'usage du français était dans la ligne de ce qui avait déjà été imposé aux anciennes provinces françaises par l'exclusion des langages régionaux (breton par exemple) et des patois locaux.

  • Posté par Pierre Lison, mardi 12 mars 2019, 9:57

    Lente «évaporation» …

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