Brexit: l’accord négocié par Theresa May est «mort», selon Jeremy Corbyn

Brexit: l’accord négocié par Theresa May est «mort», selon Jeremy Corbyn

Le leader de l’opposition travailliste, Jeremy Corbyn, assure que l’accord négocié par Theresa May est « mort ». Mardi soir, les députés de la Chambre des communes ont rejeté pour la deuxième fois l’accord de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne, défendu par l’exécutif de la Première ministre Theresa May. Cette dernière essuie un nouveau revers cinglant : 391 parlementaires ont voté contre le texte, pour seulement 242 en faveur.

Le porte-parole de Donald Tusk, le président du conseil européen, a quant à lui estimé que le « rejet du traité a accru de façon significative le risque d’un Brexit sans accord ».

Les ultimes assurances obtenues lundi soir sur le « backstop » (ou filet de sécurité) par Mme May n’ont pas pas convaincu les députés britanniques de soutenir l’accord censé permettre un « retrait ordonné » de leur pays de l’Union européenne.

Les chances de succès de la dirigeante conservatrice semblaient compromises dès la mi-journée et la publication d’un avis du conseiller juridique du gouvernement, selon qui « le risque juridique » que le pays reste bloqué dans l’Union douanière restait « inchangé » malgré les concessions des 27 que Theresa May affirmait avoir obtenues.

Nouveau vote mercredi

Le backstop est la disposition la plus controversée de l’accord de divorce. Il s’agit d’un dispositif qui vise à éviter le retour d’une frontière physique entre les deux Irlande afin de préserver les accords de paix de 1998 et l’intégrité du marché unique européen.

N’ayant vocation à s’appliquer qu’en dernier recours, si aucune autre solution n’est trouvée, il maintient le Royaume-Uni dans une union douanière avec l’UE et prévoit un alignement plus poussé sur les normes de l’UE pour l’Irlande du Nord.

Les Britanniques redoutent toutefois que ce backstop n’empêche le Royaume-Uni de mener une politique commerciale indépendante et demeure piégé indéfiniment dans ce dispositif.

Après cette nouvelle défaite de Theresa May, les députés britanniques seront appelés mercredi à se pencher sur l’éventualité d’un Brexit sans accord puis jeudi, si cette option est rejetée, sur un report de la date du retrait, pour l’instant prévu le 29 mars prochain.

 
 
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