«Énorme défaite», «Humiliée», «Hors de contrôle»: la presse britannique tacle Theresa May

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La presse britannique s’enflamme au lendemain du second rejet par les députés britanniques de l’accord sur le Brexit. Theresa May est attaquée de toutes parts.

« Nouvelle énorme défaite pour May », titre The Guardian rappelant qu’il ne reste désormais plus que 16 jours avant la date officielle du Brexit. « Seconde défaite humiliante », cingle The Daily Telegraph, qui indique que la Première ministre n’envisage toujours pas de démissionner.

Le Royaume-Uni supprimera les droits de douanes sur 87% des importations en cas de «no-deal»

Les députés pourraient tenter de venir à bout en exigeant sa tête, d’après The Times, le quotidien conservateur, qui affirme que Theresa May est « poussée au désespoir ». Pour The Independent, le constat est évident : « Theresa May a perdu le contrôle. »

« Une descente aux enfers interminable »

La descente aux enfers de la Première ministre semble interminable, et les rebondissements sans fin des négociations sur le Brexit exaspèrent The Daily Mail, qui accuse la Chambre des représentants d’être une « maison de crétins ».

Brexit: nouvelle défaite humiliante pour Theresa May, aux abois

Selon Metro, les députés britanniques n’ont « pas la moindre idée » de ce qui va se passer désormais. Le quotidien gratuit indique qu’« une sortie sans accord, un nouvel accord, ou un report du Brexit sont toujours sur la table ».

« Près de 1 000 jours après que la nation a voté en faveur du Brexit, May subit une nouvelle défaite qui semble conduire inévitablement au report du Brexit, détruisant les espoirs des plus de 17 millions d’électeurs qui ont voté en sa faveur », partage The Daily Express, également favorable à l’accord conclu par Theresa May.

Brexit: l’accord négocié par Theresa May est «mort», selon Jeremy Corbyn

Un autre vote crucial ce mercredi

Immédiatement après avoir rejeté le Traité de Brexit, les députés britanniques se prononcent mercredi sur la possibilité de sortir de l’Union européenne sans aucun accord, alors qu’il reste seize jours avant la date prévue du divorce.

C’est l’option dite du «no deal», réclamée par une partie des Brexiters qui imaginent un Royaume-Uni florissant, capable de nouer des accords commerciaux ambitieux à travers le monde à compter du 29 mars.

Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) :brexit|Politique|Theresa May|The Times|The Guardian
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