Lisbonne attire aussi les promoteurs

Le quartier implanté dans le site de l’Expo a propulsé jadis Lisbonne dans le XXI
e
 siècle et comprend des immeubles d’architecture contemporaine, des salles de concert et le deuxième plus grand aquarium d’Europe.
Le quartier implanté dans le site de l’Expo a propulsé jadis Lisbonne dans le XXI e siècle et comprend des immeubles d’architecture contemporaine, des salles de concert et le deuxième plus grand aquarium d’Europe. - belga

On va finir par croire que les promoteurs se passent le mot lorsqu’ils dégotent une bonne affaire…

En une semaine de temps, deux promoteurs de la place belge, et non des moindres puisqu’il s’agit de Besix Red et d’Atenor, annoncent qu’ils vont construire des ensembles immobiliers de grande envergure à Lisbonne.

Le premier était déjà actif dans la capitale portugaise avec un ensemble qui mêlera du résidentiel et du bureau à construire sur le site de l’Exposition universelle (qui date de 1998) ; il persiste et signe puisqu’il vient d’acheter deux terrains, en plein centre-ville cette fois, où il prévoit l’édification d’un ensemble résidentiel de 280 logements, une œuvre qu’il mènera à bien avec son partenaire financier La Compagnie du Bois Sauvage.

Le vol Bruxelles-Lisbonne a également accueilli ces derniers temps Stéphan Sonneville, patron d’Atenor, qui a annoncé ce lundi avoir fait l’acquisition, pour compte d’une nouvelle filiale et sous réserve de quelques conditions suspensives dont on ne doute pas qu’elles seront rapidement levées, d’un terrain de 8.000 m² au cœur du quartier de l’ancienne Exposition universelle (tiens, tiens…), appelé aujourd’hui Parc des nations.

Sur cette portion de terre, le promoteur compte développer 28.000 m² de bureaux, 1.240 m² de commerce hors sol ainsi que des emplacements de parking privé et public.

On s’en doute : le site de l’Expo n’a pas été choisi au hasard, ni par Besix Red ni par Atenor. Il s’agit d’un quartier qui a propulsé jadis Lisbonne dans le XXIe siècle et qui comprend des immeubles d’architecture contemporaine, des salles de concert, le deuxième plus grand aquarium d’Europe et une promenade le long des berges du Tage.

On y trouve à la fois des logements, des loisirs, des bureaux et des commerces bien reliés entre eux, avec un taux de vacance qui n’atteint même pas les 3 %. Last but not least, le site bénéficie d’un accès direct aux transports en commun et plus particulièrement au métro et à la gare ferroviaire reliant Lisbonne à Porto.

On l’aura compris : si Lisbonne est convoitée depuis plusieurs années déjà par les particuliers, en raison d’un climat agréable toute l’année et surtout d’une fiscalité particulièrement attrayante pour les retraités, elle est passée aujourd’hui à la vitesse supérieure en attirant dorénavant des constructeurs de grands ensembles, lesquels se retrouvent un peu « à l’étroit » en Belgique, notamment en raison de la lenteur des procédures.

Et ce n’est peut-être qu’un début…

Sur le même sujet
EuropeBelgique
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
  • Une maison à Dour.

    Par Jean-Christophe de Wasseige

    Immo

    Le top 3 des communes wallonnes les moins chères

  • Dans la tour Ekla, du nom de la bière qui fut brassée sur le site en 1958, Inclusio dispose de 20 logements répartis en 3 étages.

    Logements sociaux avec vue

  • d-20160902-G9RLQV 2019-10-16 09:59:27

    Coronavirus: qu’en est-il des loyers?

 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. La police contrôle les automobilistes sur l’avenue Franklin-Roosevelt à Bruxelles, samedi 28 mars.

    La police bruxelloise a déjà dressé plus de 5.600 P-V administratifs liés aux règles du confinement

  2. Lorsque le patient peine à se souvenir de ses allées et venues, le traceur de contacts lui fait relater par le menu sa routine durant une semaine normale.

    Coronavirus: les traceurs de contacts qui enrayent la progression de la pandémie

  3. Alexandre Ghuysen, urgentiste.

    «J’ai vu une infirmière qui avait le nez à moitié scié par son masque»

La chronique
  • Couvrez ces corps que je ne saurais voir

    Pékin a-t-il sciemment minimisé les effets du Covid-19 sur son territoire ? La rumeur enfle dans les pays occidentaux, singulièrement depuis la diffusion de photos montrant de longues files d’habitants de Wuhan attendant de pouvoir récupérer l’urne funéraire d’un proche décédé. Officiellement, on ne dénombra que 2.500 victimes dans cette ville aussi peuplée que toute la Belgique, qui fut l’épicentre de l’épidémie…

    Dans un premier temps, l’Organisation mondiale de la santé avait salué l’attitude ouverte et volontariste de la Chine, qui tranchait avec la manière dont, en 2003, le pouvoir avait répondu à la crise du Sras, une pneumonie aiguë causée par un autre coronavirus. Le 1er janvier 2020, dans un réflexe atavique, les autorités avaient pourtant commencé par incarcérer le premier lanceur d’alerte de la pandémie, le médecin Li Wenliang – qui a finalement succombé à la maladie…

    Le régime communiste traîne une longue tradition de manque de transparence dans la gestion des catastrophes sanitaires qui se sont déclenchées sur son territoire – et...

    Lire la suite

  • Coronavirus: la conversion des «imbéciles»

    La Conjuration des imbéciles » – « A Confederacy of Dunces » – est un roman de John Kennedy Toole. Epuisé par l’impossibilité de faire publier son livre, l’écrivain se suicide en 1969, à 31 ans. Mais le roman, finalement publié, connaît un immense succès : il sera couronné par le prix Pulitzer et salué comme un des plus grands classiques de la littérature humoristique américaine.

    Le titre est une référence à une citation de l’écrivain Jonathan Swift, mise en épigraphe...

    Lire la suite