Jean-Jacques Cloquet déjà de retour à l’aéroport de Charleroi

© Mathieu Golinvaux.
© Mathieu Golinvaux.

Le gouvernement wallon devrait nommer, ce jeudi, Jean-Jacques Cloquet au conseil d’administration de Brussels South Charleroi Airport (BSCA), la société de gestion de l’aéroport de Charleroi qu’il vient de diriger, comme CEO, pendant une dizaine d’années. Parti depuis le mois de janvier comme directeur opérationnel au parc Pairi Daiza, il reviendra donc dans l’organe supérieur de gestion de « son » aéroport.

Il ne sera pas seul. Le même gouvernement devrait également désigner Thomas Dermine comme administrateur de l’aéroport. C’est l’un des responsables du plan de redéploiement économique de la région de Charleroi à travers la cellule Catch, mise en place au lendemain de l’annonce de la fermeture de l’usine Caterpillar implantée à quelques centaines de mètres de l’aéroport à Gosselies.

Structurellement, Jean-Jacques Cloquet se succédera à lui-même au sein du conseil d’administration. Il occupera sa propre place laissée vide par l’application du décret gouvernance qui l’avait « rétrogradé » au rang de directeur général simplement invité au CA. Quant à Thomas Dermine, il remplacera Dominique Demonté, ancien directeur du Bioparc de Charleroi, responsable du comité stratégique Charleroi et devenu récemment directeur d’Agoria Wallonie.

Les deux « nouveaux » arrivent comme administrateurs indépendants, désignés hors quota politique. « L’aéroport est un outil essentiel de l’économie wallonne, ce sont des professionnels qui doivent y siéger, sur base de leurs qualités intrinsèques, de leur valeur ajoutée, explique le ministre wallon en charge des Aéroports, Jean-Luc Crucke (MR). Je ne me suis pas mêlé de la désignation du nouveau directeur général, comme je l’avais dit, mais ici, j’estime que j’ai un peu plus mon mot à dire. Avec ces désignations, le CA va conserver les acquis de Jean-Jacques Cloquet, tant sur la stabilité sociale que sur le développement économique, et, avec Thomas Dermine, il s’offre une vue sur l’avenir de la région de Charleroi. Car il ne faut pas oublier que l’aéroport a beaucoup de défis à relever, notamment en termes d’équilibre financier. L’importance des décisions à prendre réclame de la qualité. »

Immanquablement, la crainte serait de voir l’ancien CEO de l’aéroport ne pas laisser à la nouvelle direction toute la liberté qu’elle est en mesure d’attendre. « On sait que Jean-Jacques Cloquet a son franc-parler, c’est d’ailleurs ce qu’on lui demande, et il a assez de maturité pour faire la part des choses. Par contre ce serait une erreur de se priver de ses connaissances », poursuit le ministre. Quant à la désignation quelques semaines avant les élections régionales et l’éventuel rééquilibrage politique des conseils d’administration dépendant de la Région, Jean-Luc Crucke rappelle que les deux nouveaux administrateurs sont désignés sur quota indépendant et il assume : « Quand on a l’occasion de saisir une belle opportunité, il n’y a pas de temps à perdre. Il y a des décisions importantes à prendre, autant disposer de personnes de qualité pour le faire. »

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