RD Congo: Tshisekedi révoque un ministre de Kabila et libère d’ex-opposants au régime

RD Congo: Tshisekedi révoque un ministre de Kabila et libère d’ex-opposants au régime

Le nouveau président de la République démocratique du Congo, l’ex-opposant Félix Tshisekedi, a annoncé mercredi soir la révocation d’un ministre nommé à l’époque de son prédécesseur Joseph Kabila, au nom de la lutte «contre l’impunité».

L’annonce-surprise de la «fin de la récréation» a été faite par la présidence sur la chaîne d’Etat RTNC, en même temps que les détails d’une grâce présidentielle qui était plus attendue. Elle profite entre autres à un défenseur des droits de l’homme et un opposant, tous deux emprisonnés sous l’ère Kabila.

«Vous pouvez considérer qu’à partir de ce jour le ministre (des Affaires foncières) est effectivement suspendu et une action judiciaire sera ouverte à son encontre», a déclaré le directeur de cabinet du chef de l’Etat, Vital Kamerhe, sur la RTNC.

«C’est une première action contre l’impunité», a-t-il commenté, accusant le ministre en question, Lumeya Dhu Maleghi, «d’insubordination» et de ne rien faire face aux «expropriations».

«Quand le Premier ministre ne prend pas les décisions, le président assume (cette tâche)», a lancé M. Kamerhe à l’adresse du chef du gouvernement Bruno Tshibala, nommé par Joseph Kabila début 2017.

Pas de Premier ministre ni de gouvernement

Proclamé vainqueur de l’élection présidentielle du 30 décembre, investi le 24 janvier, Félix Tshisekedi n’a toujours pas nommé de Premier ministre ni de gouvernement.

Il est lié par un accord politique à son prédécesseur Joseph Kabila, dont la coalition du Front commun pour le Congo (FCC) a conservé la majorité absolue à l’Assemblée nationale.

La présidence a également annoncé la suspension du président de l’Autorité de contrôle des postes et des télécommunications (ACPT), également pour «insubordination».

«Il s’agit d’une mesure très très importante pour que tous les mandataires publics comprennent que c’est la fin de la récréation», a insisté M. Kamerhe, à l’attention d’une haute administration publique entièrement façonnée pendant les années Kabila père et fils (1997-2018).

Il a annoncé la libération «dans quelques heures» de deux opposants au régime Kabila, Firmin Yangambi et Franck Diongo Shomba.

La libération d’un autre opposant, Diomi Ndongala, est suspendue au retour à Kinshasa du ministre de la Justice, actuellement en province.

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