Enquête sur un trafic de visas humanitaires: un Syrien qui a reçu un visa soupçonné de crimes au nom d’Assad

Enquête sur un trafic de visas humanitaires: un Syrien qui a reçu un visa soupçonné de crimes au nom d’Assad

Les services de l’asile examinent plus particulièrement le cas de l’un des 1.502 Syriens qui a reçu un visa humanitaire pour venir en Belgique du temps de Theo Francken. L’homme serait impliqué dans les crimes commis par le régime du président Bashar el-Assad, selon une information de «Het Laatste Nieuws» confirmée à bonne source.

>Trafic de visas humanitaires: 121 personnes ont disparu dans la nature

Ce ressortissant syrien n’est pas venu par la filière du conseiller communal N-VA Melikan Kucam mais par un autre intermédiaire: le religieux Dibo Habbabé.

Si une procédure classique, comportant un «contrôle suffisant», avait été suivie, il n’aurait sans doute jamais reçu de visa, indiquait-on à même source. Mais puisqu’il se trouve désormais en Belgique, il sera très difficile de le renvoyer en Syrie.

Mercredi, la ministre Maggie De Block, s’appuyant sur les conclusions d’une enquête administrative, s’est montrée très critique sur la façon dont son prédécesseur, Theo Francken, a recouru aux visas humanitaires. Selon ce rapport, le secrétaire d’Etat N-VA a mis sur pied un canal de migration opaque, n’offrant pas les garanties d’un traitement équitable et ne répondant pas au prescrit habituel en matière de sécurité.

Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) :Enquête|Belgique
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. © Sylvain Piraux - Le Soir

    Yvon Englert (ULB): «La proposition du MR pour la fusion UCL/Saint-Louis, c’est le venin de la discorde»

  2. Deux migrants venus de Côte d’Ivoire en route pour le col de l’Echelle. Au risque d’accidents s’ajoutent les menaces de l’extrême droite identitaire. © AFP.

    Dans les Alpes, les migrants fuient l’Italie de Salvini

  3. Pour la gauche en revanche, Steve Bannon est le diable en personne. Ce qui lui convient plutôt.

    Élections européennes: la méthode Steve Bannon

Chroniques
  • L’élection cachée

    Elections gâchées d’abord ; la première chose qui me frappe, dans la campagne nationale et européenne, c’est le poids de plus en plus lourd que pèsent les rumeurs, les fake news, les manipulations de toutes sortes. Plutôt que de mettre en avant un programme, les candidats se lancent dans des attaques plus ou moins masquées visant à discréditer l’adversaire. Un tel prendrait tel autre dans son équipe, lequel serait ceci ou cela… Il aurait dit que… L’argumentaire porte sur les intentions prêtées (ou volées), pas sur les propositions réelles et les actes. J’ai pointé l’importance que risque de jouer un personnage comme Steve Bannon dans la prochaine élection européenne  ; mais ce que Bannon joue à grande échelle (la manipulation, la désinformation, l’attaque personnelle…) est devenu le comportement de base.

    On aurait pu espérer que des élections rectorales dans une université se passent différemment ; les académiques et chercheurs, leurs étudiants, sont supposés...

    Lire la suite

  • Grève des contrôleurs aériens: le beurre et l’argent du beurre

    Depuis quelques jours, c’est un peu le monde à l’envers pour ceux qui ont une vue caricaturale de francophones qui cultiveraient la grève, ne jureraient que par l’actionnariat public et pour qui la protection des travailleurs relèverait du sacré.

    Jugez plutôt : le patron (wallon) de l’aéroport de Liège demande la privatisation de Skeyes, l’entreprise publique fédérale en charge du contrôle aérien, le ministre en charge des Aéroports à la Région wallonne, Jean Luc Crucke, vient de suspendre le...

    Lire la suite