«Mais vous n’êtes pas croyable!»: le débat s’enflamme entre Marine Le Pen et Matteo Renzi sur France 2

© AFP
© AFP

Pour le quatrième numéro de « L’Émission politique », Marine Le Pen a affronté ce jeudi soir l’ancien président italien du Conseil des ministres, Matteo Renzi, sur France 2. Le débat s’est rapidement envenimé.

C’est lorsque Matteo Renzi, en duplex de Londres, a décidé d’aborder la question du Brexit que l’ambiance est devenue électrique. L’ancien président italien du Conseil décide de reprendre les propos de Marine Le Pen sur le sujet : « L ’économie britannique ne s’est jamais aussi bien portée depuis qu’ils ont décidé de reprendre leur liberté ».

« Ce n’est pas vrai »

« C’est vrai », assure Marine Le Pen. Matteo Renzi lui répond aussitôt : « Ce n’est pas vrai » et s’explique : « Je crois que l’Europe ce n’est pas seulement juste, c’est utile. C’est utile pour le porte-monnaie pour le travail, l’emploi. La décision des leaders contre l’Europe ce n’est pas seulement une décision que je ne supporte pas mais qui va contre les intérêts des Français. Si vous pensez qu’il y a 3 millions des Français qui ont un emploi qui dépend de l’exportation avec l’Europe de Marine Le Pen, ils vont perdre leur emploi. »

Marine Le Pen rétorque alors : « En France on aimerait bien avoir les fondamentaux économiques de l’Allemagne, 4 % de chromage les exportations de la Grande-Bretagne et si on part sur un Brexit dur, nous serons probablement, nous la France, plus perdants que n’importe qui d’autre ».

« J’ai perdu une fois, vous avez toujours perdu »

« Peut être qu’une autre organisation européenne aurait séduit les Britanniques. C’est en tout cas ce que je veux croire moi (…), l’Union Européenne est en train de tuer l’Europe », poursuit Marine Le Pen. « Je veux vivre dans une Europe avec une nouvelle organisation », appuie-t-elle.

« J’ai essayé de changer mon pays et j’ai perdu le référendum », partage Matteo Renzi. « Mais vous n’avez même pas été élu », coupe Marine Le Pen.

« Vous me parlez de victoires électorales alors que vous avez toujours perdu ! Moi j’ai déjà eu le pouvoir », s’indigne Matteo Renzi en listant toutes les défaites de la présidente du Rassemblement national. « Vous avez perdu aux élections présidentielles de 2017 et de 2012, à la présidence de la région de l’île de France, dans le Nord de Calais… »

« Vous êtes la femme avec le nombre le plus incroyable de défaites électorales. Et vous parlez à moi de victoire ? Mais vous n’êtes pas croyable ! », lance-t-il à Marine Le Pen.

À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Les attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles ont durablement marqué le pays, jusque dans ses procédures judiciaires.

    Comment les attentats du 22 mars ont changé la justice

  2. POLITICS NEUFCHATEAU LOCAL ELECTIONS FRAUD

    Dimitri Fourny inculpé: une catastrophe pour le CDH

  3. Jean-Claude Juncker et Theresa May se font la bise, jeudi au sommet de Bruxelles. A leurs côtés, les Premiers ministres luxembourgeois, néerlandais et belge, Xavier Bettel, Mark Rutte et Charles Michel (de g. à dr.).

    Brexit: les 27 offrent une rallonge à double détente à Londres

  • 22 mars 2016: temps des victimes, temps judiciaire

    Le temps est un redoutable ennemi. Il affaiblit insidieusement mais inéluctablement la compassion due aux victimes des attentats du 22 mars 2016 mais permet aussi à la société belge de tourner lentement l’une des pages les plus sombres de son histoire. Les commémorations qui auront lieu aujourd’hui ont cette utilité magique : raviver la solidarité à l’égard des victimes et inviter notre société à ne pas tourner la page trop vite en oubliant ce que fut ce matin tragique du 22 mars.

    Trois ans pour...

    Lire la suite