Attaque terroriste en Nouvelle-Zélande: le profil du tireur se précise

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Un «extrémiste de droite» équipé d’armes semi-automatiques a fait un carnage vendredi dans deux mosquées de la localité néo-zélandaise de Christchurch, tuant 49 fidèles et blessant des dizaines d’autres. La police néo-zélandaise a arrêté trois hommes et une femme, parmi eux se trouve le tireur, a-t-elle fait savoir. Il s’agirait d’un jeune homme de 28 ans originaire d’Australie. Il a publié son attaque en direct sur les réseaux sociaux.

Facebook a assuré vendredi avoir retiré «rapidement» la vidéo de l’attaque de Christchurch en Nouvelle-Zélande diffusée en direct sur le réseau social, et a présenté ses condoléances aux victimes.

Le suspect doit comparaître samedi devant le tribunal du district de Christchurch. Deux autres hommes sont toujours en garde à vue sans que l’on sache ce qui leur est reproché.

Une attaque qui aurait été mûrement réfléchie

A Sydney, le Premier ministre australien a décrit le tireur comme un «violent extrémiste de droite».

Quelques heures avant d’ouvrir le feu dans deux mosquées, le tireur a également posté un manifeste sur Facebook où il décrit d’où il vient, les personnalités sur lesquels il s’est appuyé pour perpétrer l’attaque et pourquoi il a décidé de passer à l’action. Dans ses écrits, il semble s’inspirer de théories populaires dans les milieux d’extrême droite selon lesquelles les «peuples européens» seraient «remplacés» par des populations non-européennes immigrées. Le document détaille deux années de radicalisation et de préparatifs avant le passage à l’acte.

Dans son manifeste, l’homme explique qu’il s’est notamment inspiré du tueur de masse Anders Breivik, le Norvégien avait revendiqué les attentats d’Oslo le 22 juillet 2011 où 77 personnes ont péri. D’après Philippe Corbé correspondant pour RTL « l’extrémiste dit (aussi) soutenir Donald Trump, ‘comme symbole du renouveau l’identité blanche’, mais pas comme dirigeant. L’homme se base sur la théorie conspirationniste du ‘grand remplacement’ »

Parmi les victimes une jeune fille a également déclaré aux médias que le tireur aurait dit avoir cherché à se venger des attaques terroristes perpétrées en Suède le 7 avril 2017.

Dans son manifeste, le tireur, confus, se décrirait comme un homme blanc ordinaire né en Australie d’une famille de la classe ouvrière à faible revenu. Il écrit qu’aucune forme d’éducation ne l’intéressait. Il y détaille également ce qu’il qualifie comme son « combat » contre « les envahisseurs ».

Un attentat minutieusement préparé

C’est en France que le tireur aurait mûri son attaque, au moment des élections en 2017, d’après ses écrits.

Le tireur australien explique que ses opinions ont radicalement changé durant la présidentielle française de 2017, alors qu’il se trouvait sur le sol français rapporte RTL.

« Pris de désespoir » après l’élection d’Emmanuel Macron, il aurait alors décidé de « mener le combat (lui-même)contre les envahisseurs ».

À l’origine, l’homme aurait voulu perpétrer l’attaque contre une mosquée différente, mais toujours dans son manifeste, il aurait également fait part de sa volonté d’exécuter son plan ailleurs qu’en Nouvelle-Zélande. Il y expliquerait pourquoi il a finalement choisi la mosquée Al Noor à Christchurch.

Une des nombreuses victimes a confié aux médias avoir vu un homme blanc aux cheveux blonds avec un casque et un gilet par balle lors de l’attaque d’autres ont relaté les mêmes faits ajoutant que l’homme de 28 ans portait aussi un treillis militaire et une arme automatique, selon CNBC. L’homme aurait tiré au hasard et à bout portant.

 
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