Attaque terroriste en Nouvelle-Zélande: Merkel, Macron, May... témoignent horreur et compassion

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Plusieurs chefs d’Etats et de gouvernements européens ont témoigné de l’horreur et de la compassion que leur inspire la fusillade qui a coûté la vie à 49 personnes, vendredi à Christchurch, en Nouvelle-Zélande.

Le Premier ministre Charles Michel a présenté ses condoléances à la Nouvelle-Zélande. « Les mots nous manquent ce matin. Nous ne pouvons que témoigner de notre solidarité et pleurer la perte de trop nombreuses vies. Nous nous opposerons fermement à la haine et à l’intolérance. Ces actes violents ne feront que renforcer notre détermination », a-t-il tweeté.

La chancelière allemande Angela Merkel a dit sa tristesse. «Profondément choquée à l’annonce des événements de #Christchurch», a déclaré en son nom son porte-parole Steffen Seibert sur Twitter. «Avec les Néo-Zélandais, je suis en deuil de leurs concitoyens abattus par la haine raciste alors qu’ils étaient paisiblement en prière à la mosquée», lit-on.

La reine Elizabeth II d’Angleterre s’est dit «profondément attristée par l’attaque effroyable» en Nouvelle-Zélande.

Le président français Emmanuel Macron a aussi réagi via Twitter, en dénonçant les «crimes odieux», assurant que son pays «se dresse contre toute forme d’extrémisme». La surveillance des lieux de culte en France va par ailleurs être renforcée, a annoncé le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner.

La Première ministre britannique Theresa May a qualifié les faits «d’actes de violence écoeurants». «Au nom du Royaume-Uni, j’assure les citoyens de Nouvelle-Zélande de ma compassion la plus profonde après la cruelle attaque terroriste de Christchurch», a-t-elle tweeté. «Mes pensées sont avec ceux qui sont touchés par ces actes de violence écoeurants».

Le président du Conseil européen Donald Tusk a fait savoir que la Nouvelle-Zélande pouvait compter sur la «solidarité» de l’Europe. «Nouvelles choquantes en provenance de Nouvelle-Zélande cette nuit. L’attaque brutale de Christchurch n’entamera jamais la réputation de tolérance et de savoir-vivre que détient la Nouvelle-Zélande. En Europe, nos pensées sont auprès des victimes et de leurs familles», a-t-il témoigné sur Twitter. M. Tusk a assuré la Première ministre Jacinda Ardern qu’elle «pouvait compter sur notre solidarité».

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a témoigné sa compassion «aux familles et aux proches des victimes, aux blessés et à la communauté dans son ensemble. Nous leur souhaitons du courage». Juncker a qualifié les faits «d’acte insensé de brutalité à l’égard d’innocents», qui «ne devrait plus pouvoir être opposé aux valeurs et à la culture de paix et d’unité, communes à l’Union européenne et à la Nouvelle-Zélande».

Le roi et des Pays-Bas Willem-Alexander et la reine Máxima se disent sous le choc. «La haine et l’intolérance ont exigé une énorme rançon. Nous compatissons intensément avec tous ceux qui sont touchés par cette violence insensée», a fait savoir le couple royal dans une déclaration publiée sur le site web de la maison royale néerlandaise.

Enfin, en Russie le président Vladimir Poutine a sévèrement condamné les faits. «Attaquer des citoyens paisibles en prière est cruel et cynique», a-t-il déclaré, selon le Kremlin. Poutine a, dans une lettre, assuré la Première ministre néo-zélandaise de sa compassion profonde. La Russie partage la tristesse de ceux qui ont perdu des êtres chers, peut-on y lire. Toutes les personnes impliquées dans ce crime doivent recevoir leur «juste châtiment».

Le Président américain Donald Trump dénonce «l’horrible massacre dans des mosquées» en Nouvelle-Zélande, le qualifiant d’«un acte de haine».

 
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