Le parquet fédéral requiert 5 et 10 ans de prison à l’encontre de 3 combattants belges en Syrie

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Le parquet fédéral a requis vendredi, devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, 5 et 10 ans de prison à l’encontre de trois combattants belges en Syrie. Le trio faisait partie de la première vague de djihadistes belges partis combattre en Syrie. Ils se trouvent d’ailleurs toujours dans le pays ravagé par la guerre. Au moins l’un d’entre eux, Hamsa Nmili, a été capturé en septembre 2017 par des combattants kurdes.

Hamsa Nmili, un jeune de Vilvorde, s’était radicalisé sous l’influence de l’organisation Sharia4Belgium. En juin 2013, il est parti pour la Syrie. Il y avait rejoint d’autres djihadistes de Vilvorde, Bruxelles et Anvers, partis en 2012 déjà.

Le jeune avait d’abord fait partie d’Ansar Al-Sharia, une coalition de milices djihadistes qui tentait de s’emparer de la ville d’Alep, sous contrôle de l’armée de Bachar el-Assad, avec l’intention d’y instaurer la charia. Il était toutefois rapidement passé chez l’Etat islamique (EI). En septembre 2017, il a été capturé par des combattants kurdes, qui l’ont emprisonné en Syrie.

Le parquet fédéral poursuit le jeune pour participation à des activités d’un groupe terroriste et a requis 5 ans de prison à son encontre. Un autre prévenu, Ouhabi Mohssine, risque lui aussi 5 ans d’emprisonnement.

A l’encontre d’un troisième combattant, le parquet fédéral a requis 10 ans de prison. Azeddine Kbir Bounekoub avait déjà été condamné en 2015 à 15 ans de réclusion lors du procès de Sharia4Belgium. Le tribunal correctionnel d’Anvers avait alors estimé qu’il était en Syrie le bras droit de Houssien Elouassaki, djihadiste notoire de Vilvorde qui n’a pas survécu à la guerre.

Jugement le 12 avril.

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