Attentat en Nouvelle-Zélande: Geens veut une législation forte pour réprimer les messages de haine sur internet

Attentat en Nouvelle-Zélande: Geens veut une législation forte pour réprimer les messages de haine sur internet

Koen Geens se concertera le 25 mars prochain à Bruxelles avec d’autres ministres de la Justice d’Europe occidentale pour une approche répressive commune et plus sévère de la diffusion de messages haineux sur internet, a-t-il indiqué vendredi soir dans l’émission « Terzake » de la VRT.

Le tireur s’est filmé en direct

Avant de passer à l’acte, l’auteur du massacre islamophobe de Christchurch, a publié sur les réseaux sociaux un manifeste clairement islamophobe et il s’est ensuite filmé en direct sur Facebook au moment de commettre son massacre.

Son arrestation a aussi été filmée par un témoin.

Suivre l’exemple de l’Allemagne

Déjà à l’heure actuelle, la diffusion sur le net de messages de haine est suivie de près par les services de police. L’Union européenne a convenu d’un code de conduite avec les grands fournisseurs d’accès pour qu’ils suppriment ce genre de contenu.

« Mais en ce qui concerne la répression, nous n’allons pas encore assez loin, par crainte d’empiéter sur la liberté d’expression, ce que la Cour constitutionnelle m’a d’ailleurs confirmé », a expliqué M. Geens, en référence à un arrêt de l’an dernier qui a annulé une disposition légale visant à criminaliser la diffusion de messages qui incitent au terrorisme.

M. Geens (CD&V) constate que l’Allemagne a déjà décidé de renforcer sa législation, en contraignant les fournisseurs d’accès à supprimer ces contenus sur signalement d’un citoyen, sous peine de lourdes sanctions. La France élabore aussi des projets en ce sens.

 
 
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