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Le gouvernement wallon perd sa majorité

Une députée wallonne MR a rejoint les « listes Destexhe ».

Temps de lecture: 1 min

La députée wallonne Patricia Potigny a rallié les « listes Destexhe », rapportent lundi La Dernière Heure et La Libre Belgique. Le gouvernement wallon a ainsi perdu sa majorité, cette dernière, MR-CDH, ne tenant qu’à un siège.

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Le gouvernement Borsus qui comptait 38 sièges sur 75 au sein de l’assemblée régionale n’en dispose dès lors plus que de 37.

« En fonction des décrets qui seront soumis au vote en séance plénière, je les étudierai au cas par cas avec mon collègue André-Pierre Puget (un député wallon qui avait déjà rallié le parti d’Alain Destexhe, NDLR) », a confié la députée qui rappelle qu’il y a encore de gros dossiers sur la table comme la réforme des APE.« Il n’y aura plus de vote systématique (…) avec le petit doigt sur la couture du pantalon », a-t-elle prévenu.

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« Nous ne voulons pas faire tomber l’exécutif wallon ; nous voulons simplement pouvoir donner notre avis et éventuellement amender les textes », a précisé pour sa part Alain Destexhe qui a annoncé son départ du MR il y a deux semaines.

 

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15 Commentaires

  • Posté par Do Daniel, mardi 19 mars 2019, 1:28

    Aaah la jolie démocratie! A part ses proches, personne n'a sans doute veritablement voté pour le charisme, l'éloquence et la détermination sans faille de cette Madame Potigny dont je découvre personnellement le nom. Elle a été élue car elle se trouvait en position éligible sur une liste (ici le MR que je ne défends pas particulièrement). Qu'elle décide à qqs encablures des prochaines élections de changer d'opinion est son droit, qu'elle subtilise le vote des électeurs en est une autre. Mais démissionner serait renoncer à ses honoraires... Et après on s'etonnera que les gens n'ont plus la moindre confiance en ces hommes et femmes politiques incapables de défendre les intérêts de ceux qui les ont élus...

  • Posté par Deckers Björn, mardi 19 mars 2019, 20:59

    Ca c'est une vrai question. Quand nous votons, nous choisissons d'abord la liste et ensuite soit la case de tête (la liste dans l'ordre), soit un ou plusieurs candidats de préférence. Le mandat appartient-il au parti sur laquelle la personne a été élue, ou à la personne elle-même. En fin de compte, le calcul pourrait être celui-ci. Une personne aura été élue elle-même par son propre score y compris en remontant la liste et finalement son mandat lui appartiendrait en propre, ou au contraire ne serait-elle là qu'en raison de l'ordre de la liste et alors devrait-elle dans une situation similaire remettre son mandat au service de son parti. Mais cela créerait deux problèmes, d'une part, il faudrait logiquement dans ce système supprimer l'effet dévolutif de la case de tête, d'autre part, on peut supposer raisonnablement qu'une personne en case de tête restera souvent élue avec moins de mérite électoral qu'une personne qui aurait remonter toute la liste, créant une discrimination à l'envers. Et encore d'autres vous dirons aussi que l'électeur choisi la liste avant de choisir les candidats et qu'en conséquence, le parti doit récupérer le siège, mais s'agit-il alors de voter des points à un parti ou des élus. La question, en ce cas est posée. S'agissant pour finir de l'intéressée, vu sa position initiale et d'après ce que j'ai pu comprendre son faible nombre de voix de préférence, il eut sans doute été indiqué de sa part de remettre son mandat au parti. Pas sur qu'elle puisse espérer mieux qu'en 2014, pour les fraiches listes Destexhe, pas sur que la recrue offre mieux qu'une crise au gouvernement Wallon. Toujours ça de pris au niveau visibilité.

  • Posté par Van Obberghen Paul, lundi 18 mars 2019, 12:31

    @ Nica PetreIl faut être bien naïf, ou pire, pour croire que le PTB n'est pas communiste. Ils le sont complètement mais ne veulent pas qu'on les appelle comme cela. Evidemment, en 2019, il n'est pas très bien vu d'être appelé "communistes", mais c'est juste une question de mots. Pour le reste, c'est tout pareil.

  • Posté par Deckers Björn, lundi 18 mars 2019, 11:54

    Paul Van Obberghen, la réponse à votre question est dans votre propre commentaire. Le PS et le MR se sont envoyé nombre de noms d'oiseaux à travers la tête et comme vous le dites vous même, ça ne fait que commencer. La campagne va être l'occasion, surtout pour ces deux là de s'opposer verbalement dans le meilleur des cas avec force éloquence, dans le pire avec des pauvres épithètes. Et pourtant, ils ont conclu hier encore (les communales et provinciales d'octobre dernier) de nombreux contrats de législatures. Je pense qu'on peut s'opposer avec sincérité et en même temps après les élections, il faut bien bâtir des majorités. Paul Magnette et Charles Michel rêvent-ils d'une coalition ensemble? Certes non, mais les circonstances pourraient toutefois les mener à cheminer ensemble malgré tout. La coalition PS - PTB est en tous cas plus qu'improbable. Si Raoul est sympathique et semble à certains balancer des évidences (n'est-ce pas Nica Petre), son programme ne tient pas la route deux secondes. Pas en l'état et le PS qui a déjà du mal a retrouver sa crédibilité ne brûle en rien d'achever celle-ci. Elio Di Rupo a déjà laissé entendre s'il retrouve le leadership côté francophone l'alliance de son choix (PS-Ecolo-Défi). Celle-ci pourrait-elle être suffisante en CF/RW/RBC, c'est à voir. Un point d'accord avec vous cela dit. Elio Di Rupo n'aurait certainement pas pardonné la trahison du Cdh... si Lutgen était resté président du Cdh. Raison pour laquelle il a été débarqué de la présidence. Reste donc aussi une possible alliance avec le Cdh... de Maxime Prévot.

  • Posté par Deckers Björn, lundi 18 mars 2019, 10:55

    Paul Van Obberghen, il ne sert à rien de spéculer sur les coalitions d'après élections. Attendons svp que les électeurs se soient exprimés d'abord pour connaître les rapports de forces et les possibilités numériques. Cela dit, vous entretenez complaisamment une mensonge, la possibilité d'une coalition entre le PS et le PTB. Les communales ont démontrés que le PS n'était pas prêt à faire n'importe quoi. Aucune alliance n'a été conclue entre le PS et les communistes. Vous savez donc parfaitement qu'une telle issue est plus qu'improbable. Quand aux "camarades" qui se sont enrichis. Je ne sais s'il faut en rire ou en pleurer. Des camarades bleu cumulards, il n'y en a pas? Des membres du Cdh et du MR dans les comités gudules de Publifin, il n'y en avait pas? Des membres du MR qui n'hésitent pas à bouffer à tous les râteliers étant à la fois dans le privé et dans le public au mépris du principe de conflit d'intérêt souvent plus qu'évident, il n'y en a pas! Ces comptes d'apothicaires de café du commerce, c'est saoulant. La paille et la poutre!

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