ATP Indian Wells: Dominic Thiem s’impose en finale face à Roger Federer (vidéos)

©Photonews
©Photonews

L’Autrichien Dominic Thiem a privé le Suisse Roger Federer d’un énième record, en le battant en finale du Masters 1000 d’Indian Wells, dimanche. Thiem, 8e mondial, s’est imposé en trois sets 3-6, 6-3, 7-5 après deux heures et deux minutes de jeu.

Il s’est offert le douzième titre de sa carrière, le premier dans un Masters 1000, la catégorie de tournois la plus importante après ceux du Grand Chelem.

L’Autrichien, 25 ans, a surtout privé Federer d’un sixième sacre à Indian Wells, ce qui en aurait fait le joueur le plus titré dans le tournoi californien. Déjà battu en finale de l’édition 2018, Federer pouvait empocher le 101e titre de sa carrière, deux semaines après avoir passé le chiffre mythique des 100 titres début mars à Dubaï.

Le N.4 mondial a très bien débuté sa finale et semblait totalement en contrôle. Mais il s’est déréglé dans le deuxième set. Puis, dans la manche décisive, il est passé à deux points de la victoire à 5-4. Le Suisse, 37 ans, a craqué dans le onzième jeu avec deux amorties contrées par des volleys gagnants par son adversaire qui a alors pris son service et remporté le titre le plus important de sa carrière au jeu suivant.

« Cela reste une bonne semaine pour moi, même si cela ne s’est pas terminé comme je l’espérais », a déclaré Federer qui disputait sa neuvième finale à Indian Wells. « Dominic a très bien joué à la fin du 3e set et il mérite sa victoire », a-t-il reconnu.

Après sa victoire, Thiem a confié que « ce qu’il s’est passé lors des dix derniers jours est assez irréel ». « Quand je suis arrivé, je n’étais pas du tout en forme et je suis maintenant champion d’Indian Wells, c’est incroyable de me dire que je viens de remporter le titre le plus important de ma carrière. Battre Roger Federer, c’est fort, car c’est une légende de notre sport. Pour nous les jeunes, c’est un privilège de l’affronter, j’espère qu’il va continuer à jouer encore quelques années. J’apprends beaucoup quand je joue face à lui, son premier set était extraordinaire (...) Quand on joue contre Roger, ou Rafa (Nadal) ou Novak (Djokovic), il faut aussi battre tout ce qu’ils représentent, leur aura, il faut doublement bien jouer (...) C’est un joueur complet, je savais que cela allait être serré et effectivement, cela s’est joué à pas grand-chose, mais ce n’est pas vraiment la stratégie qui a fait la différence. »

À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. © Sylvain Piraux - Le Soir

    Yvon Englert (ULB): «La proposition du MR pour la fusion UCL/Saint-Louis, c’est le venin de la discorde»

  2. Deux migrants venus de Côte d’Ivoire en route pour le col de l’Echelle. Au risque d’accidents s’ajoutent les menaces de l’extrême droite identitaire. © AFP.

    Dans les Alpes, les migrants fuient l’Italie de Salvini

  3. Pour la gauche en revanche, Steve Bannon est le diable en personne. Ce qui lui convient plutôt.

    Élections européennes: la méthode Steve Bannon

Chroniques
  • L’élection cachée

    Elections gâchées d’abord ; la première chose qui me frappe, dans la campagne nationale et européenne, c’est le poids de plus en plus lourd que pèsent les rumeurs, les fake news, les manipulations de toutes sortes. Plutôt que de mettre en avant un programme, les candidats se lancent dans des attaques plus ou moins masquées visant à discréditer l’adversaire. Un tel prendrait tel autre dans son équipe, lequel serait ceci ou cela… Il aurait dit que… L’argumentaire porte sur les intentions prêtées (ou volées), pas sur les propositions réelles et les actes. J’ai pointé l’importance que risque de jouer un personnage comme Steve Bannon dans la prochaine élection européenne  ; mais ce que Bannon joue à grande échelle (la manipulation, la désinformation, l’attaque personnelle…) est devenu le comportement de base.

    On aurait pu espérer que des élections rectorales dans une université se passent différemment ; les académiques et chercheurs, leurs étudiants, sont supposés...

    Lire la suite

  • Grève des contrôleurs aériens: le beurre et l’argent du beurre

    Depuis quelques jours, c’est un peu le monde à l’envers pour ceux qui ont une vue caricaturale de francophones qui cultiveraient la grève, ne jureraient que par l’actionnariat public et pour qui la protection des travailleurs relèverait du sacré.

    Jugez plutôt : le patron (wallon) de l’aéroport de Liège demande la privatisation de Skeyes, l’entreprise publique fédérale en charge du contrôle aérien, le ministre en charge des Aéroports à la Région wallonne, Jean Luc Crucke, vient de suspendre le...

    Lire la suite