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Manifestation à Namur: plusieurs milliers de personnes dénoncent la politique sociale de la Wallonie

La pression est maximale sur le gouvernement wallon qui ne dispose plus de majorité absolue.

Journaliste au service Politique Temps de lecture: 3 min

À coup sûr, la FGTB et la CSC ont réussi leur pari : près de 10.000 personnes ont marché ce lundi dans les rues de Namur afin de dénoncer la politique du gouvernement MR-CDH à l’égard des services publics et du monde associatif.

De nombreux slogans évoquaient la réforme des aides à la promotion de l’emploi (APE) du ministre Pierre-Yves Jeholet. Les manifestants estiment ce projet précipité. Son financement ne serait pas assuré et des emplois seraient menacés.

Dans le cortège se trouvaient de nombreux travailleurs du secteur non-marchand, mais aussi des fédérations d’employeurs et des bénéficiaires de l’action des associations actives dans le domaine social ou culturel. On songe à Lire et Écrire, aux écoles de devoir ou aux centres d’insertion socio-professionnelle.

La manifestation s’est achevée place Saint-Aubain en fin de matinée. Les discussions autour du podium syndical portaient autant sur le succès de cette journée que sur l’information politique du jour : la défection d’une députée MR qui prive libéraux et humanistes d’une majorité au parlement à deux jours du vote du décret sur les points APE.

« Les publics les plus fragilisés laissés de côté »

«  Nous avons toujours été demandeurs d’une réforme des aides à la promotion de l’emploi mais nous nous opposons à la volonté du gouvernement actuel de marchandiser le secteur et de raboter les budgets, sans concertation sociale malgré ce que le ministre Jeholet affirme et en laissant de côté les publics les plus fragilisés », a expliqué, à l’entame de la manifestation, Marc Becker, secrétaire national de la CSC.

« Nos revendications sont aujourd’hui plus larges que lors des premières manifestations au printemps dernier », a de son côté souligné Thierry Bodson, le patron de la FGTB wallonne. « Après la réforme des APE, le ministre Jeholet s’attaque en effet aux dépenses éligibles des ASBL actives dans l’insertion socioprofessionnelle, des structures qui encadrent pourtant les publics les plus précarisés et qui vont se retrouver en grandes difficultés financières », a-t-il pointé.

« De réformes en réformes, menées au pas de charge et sans connaissance du terrain, on voit que c’est le service public qui est dans le collimateur du gouvernement », a poursuivi Thierry Bodson.

Vote ou pas de la réforme APE

La réforme des aides à l’emploi APE, le dossier emblématique de la majorité MR-CDH, devrait en principe être voté ce mercredi en séance plénière du parlement de Wallonie mais ce scénario a pris un coup dans l’aile depuis l’annonce, ce lundi matin, de la défection de la députée libérale Patricia Potigny.

► Le gouvernement wallon perd sa majorité

L’élue de Montigny-le-Tilleul rejoint les listes d’Alain Destexhe en vue du scrutin du 26 mai. Ce faisant, elle s’exclut elle-même du groupe MR du parlement. Conséquence : la majorité régionale n’est plus… majoritaire avec désormais 37 sièges seulement sur 75.

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1 Commentaire

  • Posté par Mathieu Bernard, lundi 18 mars 2019, 17:17

    Y a t'il eu un audit de ces multiples asbl qui dans la plupart des cas font double emploi avec les formations du forem, de Bruxelles Formation, et des classes moyennes. La plupart de ses asbl s'autoproclament, se nomment formateurs mais n'ont pas la qualification requise, de moyens financiers suffisants si ce n'est que pour des formations d'alphabétisation élémentaire. On y retrouve sans doute tous les psychologues (licenciés, gradués), assistants sociaux que la Belgique forment à tire-larigot. Les formations techniques se font dans des conditions dangereuses (faute de moyens), ne sont pas contrôlées (laxisme généralisé quand à la présence effective des élèves) (et des profs): car pas de carte de pointage, etc. Il est en effet temps d'arrêter de saupoudrer les subsides et d'exercer un contrôle réel sur les résultats obtenus. De même que le forem et Bruxelles formation devraient être contrôlées sur la mise à l'emploi effective et de longue durée dans la qualification apprise...Bien qu'ils publient chaque année un magnifique document, ces organismes se gardent bien d'enquêter sur la mise à l'emploi de longue durée dans la spécialité apprise….Il y a effectivement une réforme à faire.

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