Elections 2019: Richard Miller pour un tandem avec Jacqueline Galant

©Mathieu GOLINVAUX/Le Soir
©Mathieu GOLINVAUX/Le Soir

Les listes électorales ne sont pas toutes bouclées, ça coince ici ou là, on s’énerve en coulisses, c’est vrai pour les bleus dans le Hainaut, comme nous l’avons expliqué dans nos précédentes éditions. Précisément, Richard Miller sort publiquement et revendique tout à trac la deuxième place à la Région : « C’est une place de combat, la bataille sera rude, il faudra une équipe très forte pour s’imposer, je pense qu’avec Jacqueline Galant, tête de liste, nous pouvons y arriver, c’est un tandem bien connu chez nous, qui peut gagner la course », nous explique le député fédéral et patron du Centre Jean Gol. Qui s’avance certes, mais couvert quand même : « J’en ai discuté avec Charles Michel et Denis Ducarme », nous assure-t-il.

… et contre « le retour des gauches en Wallonie »

Richard Miller est doublement motivé, dit-il. D’abord parce que « le retour des gauches au pouvoir serait une catastrophe téléguidée par les Bodson-Verteneuil ! Voyez notre région de Mons-Borinage, la population vit des situations socialement très difficiles, le socialisme, dans lequel les habitants ont cru, a échoué. Le redressement wallon nécessite de poursuivre le travail entamé par Willy Borsus à l’Elysette ». Deux : communautariste historique, Richard Miller ne veut pas moins, aujourd’hui, doter la Wallonie « d’un pouvoir organisationnel en matière d’enseignement technique et professionnel », et n’oublie pas la culture, « sous l’angle de son apport économique », dans les possibles transferts. Tout gros débat en vue. Rescapé d’une législature fédérale suédoise éreintante, le bleu ne lorgne pas vraiment la Wallonie comme une retraite au sud, on sent qu’il retourne à la baston.

Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) :Politique
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
  • d-20190220-3RDJ7U_low

    Le bulletin de Didier Reynders: 68%

  • d-20190128-3QYLPC_high

    Par La rédaction

    Politique

    Le bulletin de Charles Michel: 62%

  • MontageFederal

    Par La rédaction

    Élections fédérales 2019

    Le bulletin du gouvernement fédéral: les notes des ministres

 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. © Sylvain Piraux - Le Soir

    Yvon Englert (ULB): «La proposition du MR pour la fusion UCL/Saint-Louis, c’est le venin de la discorde»

  2. Deux migrants venus de Côte d’Ivoire en route pour le col de l’Echelle. Au risque d’accidents s’ajoutent les menaces de l’extrême droite identitaire. © AFP.

    Dans les Alpes, les migrants fuient l’Italie de Salvini

  3. Pour la gauche en revanche, Steve Bannon est le diable en personne. Ce qui lui convient plutôt.

    Élections européennes: la méthode Steve Bannon

Chroniques
  • L’élection cachée

    Elections gâchées d’abord ; la première chose qui me frappe, dans la campagne nationale et européenne, c’est le poids de plus en plus lourd que pèsent les rumeurs, les fake news, les manipulations de toutes sortes. Plutôt que de mettre en avant un programme, les candidats se lancent dans des attaques plus ou moins masquées visant à discréditer l’adversaire. Un tel prendrait tel autre dans son équipe, lequel serait ceci ou cela… Il aurait dit que… L’argumentaire porte sur les intentions prêtées (ou volées), pas sur les propositions réelles et les actes. J’ai pointé l’importance que risque de jouer un personnage comme Steve Bannon dans la prochaine élection européenne  ; mais ce que Bannon joue à grande échelle (la manipulation, la désinformation, l’attaque personnelle…) est devenu le comportement de base.

    On aurait pu espérer que des élections rectorales dans une université se passent différemment ; les académiques et chercheurs, leurs étudiants, sont supposés...

    Lire la suite

  • Grève des contrôleurs aériens: le beurre et l’argent du beurre

    Depuis quelques jours, c’est un peu le monde à l’envers pour ceux qui ont une vue caricaturale de francophones qui cultiveraient la grève, ne jureraient que par l’actionnariat public et pour qui la protection des travailleurs relèverait du sacré.

    Jugez plutôt : le patron (wallon) de l’aéroport de Liège demande la privatisation de Skeyes, l’entreprise publique fédérale en charge du contrôle aérien, le ministre en charge des Aéroports à la Région wallonne, Jean Luc Crucke, vient de suspendre le...

    Lire la suite