Une grande manifestation contre le racisme aura lieu dimanche prochain à Bruxelles

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En écho à la journée internationale contre le racisme et la discrimination du 21 mars, la plate-forme d’organisations antiracistes 21/03 organisera l’après-midi du dimanche 24 mars, à Bruxelles, une seconde manifestation nationale contre le racisme. Environ 5.000 personnes avaient participé à la première édition l’an dernier. Les organisateurs s’attendent à dépasser ce nombre cette année.

Les manifestants partiront à 14h de la gare du Nord. Ils passeront par le centre de Bruxelles, notamment au Mont des Arts, avant de rejoindre la place du jeu de Balle, pour terminer dans un quartier populaire et multiculturel.

A l’arrivée, une minute de silence sera organisée en mémoire des victimes de l’attaque de deux mosquées, qui a eu lieu vendredi en Nouvelle-Zélande. Des interventions sont prévues, notamment celles d’un proche d’une personne ayant été témoin de l’attaque et d’un représentant d’une association contre l’islamophobie.

«Le racisme reste très présent au niveau structurel ou au niveau des discours et c’est de nature à diviser plutôt qu’à unir», estime Esther Kouablan, directrice du Mouvement contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Xénophobie (MRAX). «Notre action vise à faire en sorte qu’on soit dans un processus d’inclusion plutôt que dans un processus d’exclusion. (...) De plus en plus, on constate que beaucoup de migrants quittent leurs régions à cause de dégâts climatiques et donc il y a un réel enjeu migratoire autour du climat».

Les manifestants et les organisateurs demanderont à ce que leurs six revendications soient reprises dans un plan d’action interfédéral contre le racisme. Ils appellent d’abord à des mesures pour pallier l’inégalité d’accès au travail, au logement et à l’enseignement, estimant que la Belgique obtient ici de très mauvais scores pour les personnes issues de l’immigration en comparaison aux autres pays européens. De plus, ils réclament un accueil de qualité pour les réfugiés, non plus une politique répressive basée sur des centres fermés ou des sanctions envers les hébergeurs. Ils dénoncent encore les interdictions des signes convictionnels qui empêchent un accès égal au marché du travail, à l’enseignement et même aux lieux publics. Les organisateurs et les manifestants estiment encore que plusieurs articles de la nouvelle loi sur les étrangers sont indignes d’un Etat de droit. Ils demandent enfin des sanctions à l’encontre du profilage ethnique dans la police et un regard objectif sur le passé colonial de l’Europe.

La plate-forme réunit plus d’une centaine d’associations, organisations et syndicats.

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