France: les mesures prises en réaction aux violences de l’acte 18 des gilets jaunes

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L’exécutif a décidé d’interdire les manifestations de gilets jaunes dans plusieurs quartiers de France, dont les Champs-Elysées à Paris, si des « éléments ultras » sont présents, a annoncé Edouard Philippe lundi, deux jours après le saccage de l’avenue parisienne par des casseurs.

► 170 millions d’euros de dégradations, sans compter l’acte 18 qui a dégénéré à Paris

«  Nous interdirons les manifestations se revendiquant des gilets jaunes dans les quartiers qui ont été les plus touchés dès lors que nous aurons connaissance de la présence d’éléments ultras et de leur volonté de casser. Je pense bien évidemment aux Champs-Élysées à Paris, à la place Pey-Berland à Bordeaux, à la place du Capitole à Toulouse », où «  nous procéderons à la dispersion immédiate de tous les attroupements », a annoncé le Premier ministre lors d’une déclaration à la presse à Matignon.

Augmentation « très nette » de la contravention pour participation à une manifestation interdite

Edouard Philippe a également annoncé avoir demandé à la Garde des Sceaux Nicole Belloubet «  d’augmenter très nettement le montant de la contravention en cas de participation à une manifestation interdite ».

Actuellement les personnes qui se rendent à un rassemblement interdit (infraction qui constitue une contravention et non pas un délit) encourent une amende d’un maximum de 38 euros, tandis que les organisateurs sont eux passibles de six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende. Ce montant passerait à 135 euros, selon Matignon.

► 91 commerces dégradés, 250 gardes à vue : « Un bilan très lourd » après l’acte 18 des gilets jaunes à Paris

« Des consignes inappropriées » ont été passées pour l’usage des LBD

«  Des consignes inappropriées ont été passées pour réduire l’usage » des lanceurs de balle de défense (LBD), a déploré le Premier ministre.

«  Nous allons renforcer la fermeté de notre doctrine de maintien de l’ordre », a ajouté Édouard Philippe dans une allocution visant à dessiner «  une nouvelle stratégie ».

Le préfet de police de Paris remplacé

Le préfet de police de Paris Michel Delpuech sera remplacé par Didier Lallement, actuel préfet de Nouvelle Aquitaine, a annoncé lundi le Premier ministre Edouard Philippe, en présentant les réponses de l’exécutif aux violences de samedi dans la capitale.

«  Mercredi en Conseil des ministres, le président de la République nommera préfet de police M. Didier Lallement, ancien secrétaire général du ministère de l’Intérieur, actuel préfet de la Nouvelle Aquitaine », a indiqué Edouard Philippe. Il remplacera M. Delpuech, 66 ans, qui était régulièrement donné partant entre affaire Benalla et polémiques à répétition sur la gestion de l’ordre public dans la capitale.

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