Dans «Yao», Omar Sy nous touche: nos critiques des sorties cinéma

Dans «Yao», Omar Sy nous touche: nos critiques des sorties cinéma

Yao (Philippe Godeau)

Philippe Godeau brasse beaucoup de choses de l’Afrique autour d’Omar Sy qui est, lui, d’une sobriété remarquable. Celui-ci s’impose tout en retenue et délicatesse aux côtés du jeune Lionel Louis Basse, une trouvaille juste et belle parmi 600 enfants candidats. Si l’émotion a du mal à venir, peut-être parce que le récit est prévisible, que la dimension du conte n’est pas assumée et qu’en tant que road-movie intimiste, le film se déploie plus comme un guide touristique du Sénégal, l’acteur césarisé parvient à nous toucher dans sa démarche.

Hellhole (Bas Devos)

Une œuvre abstraite et opaque qui avance lentement sans se dévoiler… Et on ressort de la salle en se demandant ce qu’a bien voulu dire le cinéaste.

Dernier amour (Benoît Jacquot)

Porté par une certaine tension, ce film aborde un épisode aussi méconnu qu’intéressant de la vie de Casanova. Il remet en perspective son rapport aux femmes mais aussi à la séduction et aux autres. Dans le rôle principal, on retrouve assez étonnamment Vincent Lindon, dont le caractère plutôt discret ne colle pas tout à fait à l’image que l’on se ferait de Casanova.

Touch me not (Adina Pintilie)

Un film qui ne ressemble à aucun autre, audacieux et radical, intime mais qui ose l’exhibition, un film qui met le spectateur mal à l’aise car il nous confronte avec ce que nous avons de plus intime : notre corps. Touch Me Not ne laissera pas indifférent. Il mérite amplement son Ours d’or berlinois.

La révolution silencieuse (Lars Kraume)

S’inspirant de faits réels, Lars Kraume nous plonge en RDA avec le souci de la reconstitution historique tout en assumant des personnages stéréotypés de teen movie. Pourtant, malgré cela et un académisme certain, il réussit à nous passionner par cette page d’histoire méconnue et révélatrice de la RDA d’après-guerre. Le film tient en haleine par son sujet, par la tension narrative qu’il implique, par le jeu très vivant des acteurs.

High life (Claire Denis)

N’étant ni Tarkovski, ni Malick, ni Kubrick, Claire Denis accouche d’un space opera en carton-pâte géant pour évoquer nos peurs, le néant vers lequel se dirige l’humanité et explorer de façon déroutante la relation père-fille. C’est artificiel et grotesque. On se perd sur un long chemin d’ennui.

Arctic (Joe Penna)

Un film d’aventure âpre, austère autant que fascinant et zen. Pour son premier film, le Brésilien Joe Penna ne va pas dans la facilité, optant pour l’épure narrative et la simplicité.

Us (Jordan Peele)

Un film d’horreur assumé qui fascine par sa capacité à allier horreur absolue, réappropriation du genre et des classiques, et satire pure de la société. Le tout servi par un casting grandiose.

Le Parc des merveilles (David Feiss)

Basé sur une histoire touchante mais pas franchement étonnante ou enthousiasmante, Le Parc des merveilles ressemble en beaucoup de points à un film d’animation plutôt mainstream. Le film mise aussi sans doute un peu trop sur des mises en scènes grandioses, des rebondissements attendus mais impressionnants, des couleurs éclatantes, des paillettes… Le tout est saupoudré de petites phrases moralistes faciles. Bref, ça fonctionnera peut-être sur les tout-petits, mais sans doute pas après.

Walter (Varante Soudjian)

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