Après ses propos polémiques sur la pédophilie, l’abbé de la Morandais se justifie

Après ses propos polémiques sur la pédophilie, l’abbé de la Morandais se justifie

L’abbé Alain de la Morandais, interrogé sur les scandales de pédophilie dans l’Eglise, a affirmé que les enfants cherchaient «spontanément la tendresse», une «expression confuse et incomplète», a-t-il ensuite reconnu en assurant que les enfants étaient «des victimes innocentes».

«On a toujours l’impression qu’un viol, c’est de la violence. Au départ, je ne crois pas», a dit le curé médiatique de 83 ans lundi sur LCI, interviewé au sujet des agressions sexuelles sur mineurs dans l’Eglise.

«Dans les échos que j’ai eus (... ), un enfant cherche spontanément la tendresse d’un homme ou d’une femme. Et souvent ce sont des gamins en frustration de tendresse. Ils vont chercher de la tendresse», a poursuivi l’abbé, des propos relevés ensuite par l’émission Quotidien.

Alors qu’on lui oppose que la responsabilité est chez l’adulte, il répond: «Bien entendu. Mais le gamin il va chercher... Vous avez tous observé qu’un gamin, il vient, il vous embrasse sur la bouche», a-t-il continué.«Si, moi j’ai vu ça», a-t-il poursuivi.

> Pédophilie : Philippe Barbarin condamné, l’archevêque qui savait mais n’a rien dit

« Les enfants sont des victimes innocentes »

«Une polémique est née de propos que j’ai tenus dans l’émission de LCI Audrey & Cie sur la pédophilie», a déclaré l’abbé mardi soir dans un message envoyé à l’AFP par son éditrice.« Des propos que certains ont interprétés comme une manière de dire que les enfants sont responsables du fléau dont certains d’entre eux sont victimes», selon lui.

«Je tiens à indiquer haut et fort que mon expression — confuse et incomplète, je le reconnais et le déplore — et la manière dont elle a été perçue ne reflètent en rien ce que je pense. Les agresseurs sont bien les adultes. Et les enfants des victimes innocentes», a-t-il poursuivi.

«Ayant à plusieurs reprises alerté et dénoncé moi-même différents comportements pédophiles au sein des institutions religieuses, ainsi que l’aveuglement ou les silences coupables dont la hiérarchie parfois les couvrait, je ne peux ni ne veux laisser croire que mon point de vue serait d’accuser les enfants d’une quelconque responsabilité. Je tiens aussi à m’excuser auprès de ceux que mes paroles ont pu blesser», a-t-il conclu.

Dans la journée, l’archevêque de Paris Mgr Michel Aupetit avait condamné «fermement» ces propos, sur son compte Twitter.

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