«Sandwich caviar»: Richard Miller (MR) s’attire les foudres de journalistes de la RTBF

© Mathieu Golinvaux / Le Soir
© Mathieu Golinvaux / Le Soir

Le député MR Richard Miller croule sous les commentaires négatifs après avoir posté plusieurs tweets critiquant un journaliste de la RTBF. Le député a commencé par réagir à un tweet du journaliste Philippe Walkowiak, qui partageait un article de la RTBF sur les résultats électoraux de Richard Miller, accusant la rédaction du service public d’être biaisée. « Pas très sympa Walkoviak ! Journaliste socialiste RTBF de Mons effrayé à l’idée que le MR puisse avoir un 2ème siège dans cet arrondissement, il en a avalé son sandwich caviar de travers ! », a-t-il écrit.

Il a continué ses attaques contre la RTBF suite aux nombreuses réactions qui prenaient la défense du journaliste. « Vous ne connaissez pas grand-chose au fonctionnement de la RTBF où les journalistes doivent – ce qui ne devrait pas exister – avoir la bonne carte de parti. »

Richard Miller a fini par s’emporter : « Après le journaliste socialiste, le candidat écolo, un candidat socialiste c’est au tour du syndicaliste… ça va être vif cette élection. Rien que parce que je dis être candidat à une place très difficile pour le MR… Pas demandé la suite ! ».

Les réactions se sont poursuivies, comme celle de Bertrand Henne, un autre journaliste du service public qui compare Miller à Trump : « Dommage, vraiment dommage cette dérive trumpiste chez un élu qui se dit philosophe » compare Miller à Trump.

La RTBF a rapidement répondu au député MR dans un article où le média explique comment les journalistes sont recrutés. Le média subit régulièrement des pressions politiques, mais bien moins qu’avant a-t-elle écrit et la RTBF a aussi dit avoir l’habitude d’être soumises à certaines critiques.

 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Les choix très différenciés des électeurs au nord et au sud du pays ne vont pas faciliter les choses.

    Elections 2019: trois constats qui vont compliquer le jeu

  2. 190526Elections

    Elections 2019 : tous les résultats à Bruxelles, en Wallonie et en Flandre (carte interactive)

  3. ELECTIONS EVENING VLAAMS BELANG-GA3DN99OL.1

    Elections 2019: percée du Vlaams Belang, le retour des démons extrémistes

Chroniques
  • Le Pen et Macron peuvent remercier les «gilets jaunes»

    Eh bien voilà, le verdict est tombé. Du grand maelström des « gilets jaunes » n’émerge qu’un seul grand vainqueur, le Rassemblement National flanqué d’un petit vainqueur : le macronisme. Et tout le reste, à l’exception, comme partout, des écologistes, plonge. Jean-Luc Mélenchon, qui se voulait la locomotive de la révolte, est celui qui plonge le plus (il perd 14 points et près des deux tiers de son électorat en deux ans, du presque jamais vu !), alors qu’Emmanuel Macron, miraculeusement, bien que devancé de moins de 1 % ne régresse, en deux ans, que de 1,4 point.

    Le PS réussit l’exploit d’enregistrer un résultat légèrement moindre que celui dont on pensait qu’il était impossible de faire pire.

    Quant à LR (la droite conservatrice), malgré un important soutien médiatique, elle perd 11,5 points par rapport au score de François Fillon qui, déjà, à cause du « poids des affaires » qui l’éclaboussaient, avait été jugé calamiteux. Un désastre ! Elle s’était dotée, cette droite, d’un assez bon chef de file, François-...

    Lire la suite