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Joseph Stiglitz au «Soir» : «En 1940, personne n’a dit: nous n’avons pas d’argent pour combattre les Nazis»

Le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz se réjouit de la vitalité des jeunes qui montent aux barricades pour le climat et vont forcer le nécessaire changement de paradigme économique.

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Temps de lecture: 10 min

Joseph Stiglitz était ce mercredi l’invité du « Soir ». Le prix Nobel d’économie a enseigné dans les plus prestigieuses universités outre-Atlantique, mais aussi conseillé le président Clinton et… abandonné son poste de chief-economist de la Banque mondiale pour protester contre l’orthodoxie de l’institution internationale. A 75 ans passés, l’économiste jure qu’il marcherait lui aussi chaque jeudi dans nos rues s’il avait encore 20 ans. Son rôle, sans doute, est ailleurs : celui du sage, qui veut convaincre qu’il existe une alternative ; et que l’Union européenne, en particulier, doit réécrire ses règles de fonctionnement si elle veut assurer l’avenir de sa jeunesse et la pérennité du projet européen – ce qui constitue l’objet d’un rapport qu’il a coordonné à la demande de la Fondation européenne d’études progressistes, le think tank des sociaux-démocrates européens.

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4 Commentaires

  • Posté par Philippe Arnould, jeudi 21 mars 2019, 11:53

    Stiglitz, le seul prix Nobel en économie que le soir reconnait.

  • Posté par Philippe Arnould, vendredi 22 mars 2019, 9:07

    C'est vrai, Krugman est l'autre prix Nobel connu au soir.

  • Posté par WEISSENBERG ANDRE, jeudi 21 mars 2019, 13:45

    Voilà l'avis de Paul Krugman sur la question de l'Euro: "Faut-il donc sortir de l'euro ? Ce serait trop lourd de conséquences. Que faut-il faire, alors ? Si les déficits publics sont aujourd'hui vus comme le problème no 1 en Europe, si l'Espagne ou l'Italie sont sous la pression des marchés, c'est seulement parce que ces États n'ont pas de garantie de financement de leur déficit par la Banque centrale, contrairement à tous les pays empruntant dans leur propre monnaie (les déficits sont plus importants aux États-Unis ou en Grande-Bretagne, mais nul n'a jamais entendu parler d'attaques des marchés). Il faut donc d'urgence que la BCE puisse acheter de la dette publique lors de son émission. Un principe évident, facile à mettre en ?uvre techniquement, mais auquel les Allemands s'opposent mordicus. En second lieu, renouer avec un peu d'inflation serait une bonne chose, avance Krugman. Elle n'aurait que des mérites, notamment en Europe, en permettant d'effacer une partie des dettes, en provoquant une baisse des taux d'intérêt réels (impossible, aujourd'hui, tant les taux nominaux sont faibles), et en faisant baisser les salaires réels, afin de redonner de la compétitivité à des pays comme l'Espagne. Pour ce faire, la BCE devrait abandonner son objectif de 2 % de hausse des prix, et viser plutôt 4 ou 5 %. D'un point de vue technique, il lui suffirait de se livrer à des achats massifs de titres, afin d'injecter toute la liquidité possible dans l'économie. Ensuite, il ne faudrait pas hésiter à pratiquer la relance budgétaire. Cela suppose, en Europe, une forte mutualisation des budgets, qui n'est pas encore à l'ordre du jour."

  • Posté par LIENARD NORBERT, jeudi 21 mars 2019, 11:03

    Avec des SI on mettrait Paris en bouteille

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