En France, les chefs de partis se divisent sur le recours à l’armée contre les gilets jaunes

En France, les chefs de partis se divisent sur le recours à l’armée contre les gilets jaunes

Après de nouvelles violences à Paris samedi, lors de l’acte XVIII des « gilets jaunes », l’exécutif, sous le feu des critiques, a tenté de reprendre la main : limogeage du préfet de police de Paris, interdictions de manifester sur certains lieux, et mobilisation de la mission antiterroriste militaire Sentinelle.

>France: les six chefs de parti ont eu un débat animé sur les gilets jaunes, l’ordre public et la fiscalité

Réunis lors d’un débat sur BFMTV mercredi soir, les chefs de partis se sont écharpés sur le recours du gouvernement aux militaires Sentinelle pour sécuriser les bâtiments lors des prochaines mobilisations des gilets jaunes.

« Vous êtes devenus fous, vous allez mettre des militaires devant les bâtiments publics ! C’est une erreur totale de faire ça ! », s’est insurgé Jean-Luc Mélenchon, le leader de la France Insoumise, pour qui les militaires doivent faire face aux « terroristes ».

Un point de vue partagé par Marine Le Pen (RN), et Olivier Faure (PS). La cheffe de l’extrême droite s’est dite « très choquée ». « L’armée, est contre un ennemi, contre les terroristes ». Le PS s’interroge et interpelle le chef de file des marcheurs, Stanislas Guerini (LREM) : «  Vous voulez réconcilier (les Français) ou augmenter leur colère ? »

François Bayrou, président du MoDem, temporise et défend quant à lui l’exécutif : « On est en train de présenter comme une idée scandaleusement révolutionnaire ce qui est dans toutes les gares, dans tous les aéroports ».« Je considère que, quand vous avez des gens qui terrorisent, qui brûlent, qui mettent à sac… On a non pas le droit mais le devoir de se défendre ».

Point d’accord

Mais les oppositions trouvent toutefois un point d’accord : Les Républicains, Rassemblement National et La France Insoumise notamment, réclament la démission du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, désormais en première ligne après l’éviction du préfet Michel Delpuech décrit comme un « fusible ».

Edouard Philippe a souhaité que les violences ne « ternissent » pas le grand débat national, sur lequel le gouvernement mise pour sortir de cette crise, et pour lequel le Président a mouillé sa chemise. L’exécutif s’est donné jusqu’à la mi-avril pour décider ce qu’il compte faire notamment des 2 millions de contributions déposées en ligne.

Dans l’immédiat, la leader d’extrême droite du RN, donné au coude-à-coude avec LREM en vue des Européennes du 26 mai, réclame la dissolution de l’Assemblée nationale.

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