Macron agite la menace d’un «no deal» en cas de rejet de l’accord sur le Brexit

Macron agite la menace d’un «no deal» en cas de rejet de l’accord sur le Brexit

Le président français Emmanuel Macron a averti jeudi qu’en cas de nouveau rejet de l’accord sur le Brexit par les députés britanniques « nous irions vers un no deal », en arrivant au sommet à Bruxelles.

«  S’il n’y a pas de vote positif (à la Chambre des communes), alors nous irons dans la direction d’un no deal », a également estimé le Premier ministre luxembourgeois Xavier Betel.

La première ministre britannique Theresa May a indiqué qu’elle souhaitait « aussi vite que possible » soumettre à nouveau aux députés le traité de retrait, déjà rejeté par deux fois.

Un report jusqu’à la veille des élections européennes

Les dirigeants européens s’apprêtent à rejeter le report de trois mois du Brexit que vient leur présenter jeudi à Bruxelles une Theresa May aux abois, jugeant que la sortie du Royaume-Uni de l’UE peut être retardée, mais pas au-delà des élections européennes de mai.

La Première ministre britannique est attendue en début d’après-midi par les chefs d’Etat et de gouvernement des 27 autres pays de l’Union européenne, lassés des atermoiements britanniques et décidés à poser leurs conditions à un court décalage du divorce.

Mme May leur exposera en personne ce qu’elle leur a écrit la veille : la demande d’un décalage jusqu’au 30 juin, pour avoir le temps de convaincre les parlementaires britanniques d’accepter puis de ratifier le traité de divorce conclu avec l’UE, qu’ils ont déjà rejeté par deux fois.

Mais lors d’une réunion mercredi soir, les ambassadeurs des 27 ont déjà recadré le débat. « La question de la date sera une décision des chefs d’Etat », à prendre à l’unanimité, a souligné une source européenne, mais « l’orientation » qui s’est dessinée (…) est de refuser la date du 30 juin et de se diriger vers une prolongation plus courte.

La date du 22 mai, soit avant les élections européennes prévues du 23 au 26 mai, a rassemblé « une large majorité », a ajouté une source diplomatique, tout en précisant que plusieurs représentants n’avaient pas encore reçu les instructions de leurs capitales.

 
 
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