Contrôleurs du ciel: réunion décisive ce vendredi

Ce vendredi matin, la direction de l’entreprise publique de contrôle aérien, Skeyes (ex-Belgocontrol) et les syndicats se rencontrent à nouveau en commission paritaire nationale.
Ce vendredi matin, la direction de l’entreprise publique de contrôle aérien, Skeyes (ex-Belgocontrol) et les syndicats se rencontrent à nouveau en commission paritaire nationale. - Photo News

La bonne nouvelle, c’est qu’il ne devrait pas y avoir de nouvelles perturbations dans le contrôle aérien ce vendredi (journée de commémoration des attentats du 22 mars), ni le week-end qui suit (engagement des syndicats). La mauvaise, c’est qu’il n’est pas du tout certain que les actions ne reprendront pas ensuite. Pas de quoi satisfaire, dès lors, le patron de Brussels Airport, qui ne mâche pas ses mots : «   Il faut maintenant atterrir et trouver une solution », exige Arnaud Feist. «   On ne peut pas continuer avec un tel scénario ! On est dans l’incertitude totale. Je demande donc clairement une solution rapide pour éviter des actions dans les semaines à venir   », alors que se rapprochent les vacances de Pâques.

« Ils se moquent de nous »

Ce vendredi matin, la direction de l’entreprise publique de contrôle aérien, Skeyes (ex-Belgocontrol) et les syndicats se rencontrent à nouveau en commission paritaire nationale. Au menu, à nouveau, les réponses de la première aux 25 points litigieux déposés par les seconds : sous-effectif, surcharge de travail, rémunérations, horaires… La direction assure répondre positivement à une majorité de ces points. «   Ils se moquent de nous, résume Lennert Mervilde (SLFP), la limitation à un maximum de six jours de travail d’affilée, les augmentations salariales de 8 à 20 % qu’ils promettent ne se retrouvent pas concrètement dans les textes… »

Le préavis de grève, déposé par deux syndicats sur trois (les ailes flamandes de la CSC-Transcom et du SLFP, mais pas de la CGSP), couvre officiellement les actions jusqu’au 23 mars mais il pourrait être prolongé en cas, probable, de non-accord.

Les syndicats ont beau dire qu’ils choisissent des actions qui ont le moins d’impacts possible pour les passagers, la fermeture tournante du contrôle aérien des différents aéroports du pays, établie depuis mardi soir, provoque de sérieux retards ou annulations de vols. Ainsi ce jeudi, avec des fermetures de Charleroi (de 6h à 9h), Anvers (6h30 à 8h30), Ostende (7h15 à 9h15) et Liège (10h à 15h), on a enregistré, entre autres, des retards moyens de 2h ou 3h le matin à Charleroi (mais jusqu’à 7h30 pour un vol vers Athènes), ou encore dix vols annulés chez Brussels Airlines à Bruxelles.

«   J’espère que les choses vont changer à la commission paritaire de ce vendredi mais j’ai peu d’espoirs   » résumait Lennert Mervilde.

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