Grande America: 1.050 tonnes de matières dangereuses selon un inventaire

© AFP
© AFP

Le navire italien Grande America, qui a sombré le 12 mars, contenait 1.050 tonnes de matières dangereuses, selon l’inventaire détaillé de la cargaison rendu public jeudi par la préfecture maritime de l’Atlantique.

La liste détaillée du chargement a été communiquée à cinq associations environnementales lors d’une réunion à Brest avec le préfet maritime de l’Atlantique, avant d’être publiée sur internet. Dès le lendemain du naufrage, la préfecture maritime (Premar) avait dressé un premier inventaire, parlant de 365 conteneurs dont 45 répertoriés comme contenant des matières dangereuses.

Du côté des carburants, outre les 2.200 tonnes de fioul lourd déjà annoncés, le Grande America transportait 190 tonnes de diesel marin et 70.000 litres d’huile. «Concernant la cargaison, des informations complémentaires ont été demandées à Grimaldi Group (l’armateur, ndlr)», a précisé la Prémar dans un communiqué.

Selon Jacky Bonnemains, de l’association Robin des Bois, présent à la réunion, «c’est la première fois dans l’histoire de l’accidentologie maritime qu’un inventaire aussi détaillé est rendu public».

«Tout est inquiétant dans cet inventaire», a-t-il toutefois ajouté «aussi bien les matières dangereuses que non dangereuses, avec probablement des ordinateurs, des pièces de rechange automobile, même un véhicule à hydrogène hautement explosif (au contact de l’air) et nous avons 55 conteneurs dont on ignore le contenu».

Nicolas Tamic, du Cedre, spécialisé dans les pollutions accidentelles des eaux, s’est voulu rassurant, rappelant notamment que l’acide, «plongé dans un élément liquide et notamment dans autant d’eau se dilue». A propos des 2.100 véhicules, il rappelle qu’il y a «beaucoup de choses qui sont neutralisées par l’environnement marin comme l’amiante».

«On est dans une zone où il y a très très peu de courants et en plein dans une grosse bulle anticyclonique. Nous n’avons donc pas de vent ce qui fait que la pollution reste sur place, mais elle n’est pas facile à attraper car elle est morcelée», a-t-il indiqué.

Le Grande America a sombré le 12 mars à 333 km à l’ouest de La Rochelle par 4.600 mètres de fond après un violent incendie. Ses 27 occupants ont été secourus.

À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. © Sylvain Piraux - Le Soir

    Yvon Englert (ULB): «La proposition du MR pour la fusion UCL/Saint-Louis, c’est le venin de la discorde»

  2. Deux migrants venus de Côte d’Ivoire en route pour le col de l’Echelle. Au risque d’accidents s’ajoutent les menaces de l’extrême droite identitaire. © AFP.

    Dans les Alpes, les migrants fuient l’Italie de Salvini

  3. Pour la gauche en revanche, Steve Bannon est le diable en personne. Ce qui lui convient plutôt.

    Élections européennes: la méthode Steve Bannon

Chroniques
  • L’élection cachée

    Elections gâchées d’abord ; la première chose qui me frappe, dans la campagne nationale et européenne, c’est le poids de plus en plus lourd que pèsent les rumeurs, les fake news, les manipulations de toutes sortes. Plutôt que de mettre en avant un programme, les candidats se lancent dans des attaques plus ou moins masquées visant à discréditer l’adversaire. Un tel prendrait tel autre dans son équipe, lequel serait ceci ou cela… Il aurait dit que… L’argumentaire porte sur les intentions prêtées (ou volées), pas sur les propositions réelles et les actes. J’ai pointé l’importance que risque de jouer un personnage comme Steve Bannon dans la prochaine élection européenne  ; mais ce que Bannon joue à grande échelle (la manipulation, la désinformation, l’attaque personnelle…) est devenu le comportement de base.

    On aurait pu espérer que des élections rectorales dans une université se passent différemment ; les académiques et chercheurs, leurs étudiants, sont supposés...

    Lire la suite

  • Grève des contrôleurs aériens: le beurre et l’argent du beurre

    Depuis quelques jours, c’est un peu le monde à l’envers pour ceux qui ont une vue caricaturale de francophones qui cultiveraient la grève, ne jureraient que par l’actionnariat public et pour qui la protection des travailleurs relèverait du sacré.

    Jugez plutôt : le patron (wallon) de l’aéroport de Liège demande la privatisation de Skeyes, l’entreprise publique fédérale en charge du contrôle aérien, le ministre en charge des Aéroports à la Région wallonne, Jean Luc Crucke, vient de suspendre le...

    Lire la suite