Maxime Prévot sur l’inculpation de Dimitri Fourny: «Un coup dur dont le CDH se serait bien passé»

©Pierre-Yves Thienpont/Le Soir
©Pierre-Yves Thienpont/Le Soir

Le député-bourgmestre de Neufchâteau, Dimitri Fourny, chef de groupe CDH au Parlement wallon, a annoncé jeudi avoir été inculpé dans le cadre de l’instruction judiciaire relative à des suspicions de fraude électorale via des procurations litigieuses lors du scrutin communal du 14 octobre dernier dans sa commune.

Lors d’une conférence de presse à l’hôtel de ville de Neufchâteau, Dimitri Fourny a indiqué avoir appris par voie de presse, jeudi, que 21 personnes avaient été inculpées dans le cadre de cette instruction menée par le juge Jacques Langlois. Les suspicions portent sur une fraude aux procurations pour des résidents d’un home pour personnes âgées de la commune.

Le parquet du Luxembourg avait rendu ces informations publiques jeudi par le biais d’un communiqué de presse.

Le président du CDH réagit

Depuis la Laponie, en plein trek, Maxime Prévot, président du CDH, s’est exprimé sur l’inculpation de Dimitri Fourny au micro de la RTBF. « À ce stade, le CDH ne peut pas le jeter en pâture sans qu’il ai eu l’occasion de s’exprimer, de pouvoir faire valoir ses arguments. Je pense que lui, comme tout autre citoyen, a droit à la présomption d’innocence. »

Maxime Prévot a demandé qu’une réunion de son comité de déontologie soit organisée et qu’un rapport lui soit fourni, ainsi qu’aux membres du comité restreint du CDH, à la première heure lundi. « A ce moment-là nous verrons et nous prendrons les mesures les plus indispensables et nécessaires mais nous allons, de notre côté, faire notre travail et j’estime que la justice doit pouvoir faire sereinement le sien  », continue le président.

« Il n’y a pas de malaise, il y a d’abord de la tristesse et de la déception parce que Dimitri est un député de grande qualité, un grand travailleur et je pense pouvoir dire un bon bourgmestre, donc les soupçons sont tristes mais à ce stade, ne tirons pas sur l’ambulance avant que nous n’ayons pu entendre les versions des uns et des autres », tient à préciser Maxime Prévot.

« À partir du moment ou une décision doit être prise, le CDH prendra ses responsabilités, comme il l’a toujours fait. Il n’y a pas de raison que nous coupions la tête de Dimitri Fourny avant qu’il ai pu s’exprimer. »

« C’est un coup dur pour le parti, c’est quelque chose dont le CDH se passerait bien passé », a conclu le président du parti.

À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Le lancement de l’appareil était attendu vendredi.

    En voulant se battre sur tous les fronts, Samsung joue un jeu très risqué

  2. «
Le Soir
» obtient une moyenne de 62
%.

    Le bulletin de la Fédération Wallonie-Bruxelles: les notes des ministres

  3. file3-1

    RTBF: «Le mot élection fait peur aux jeunes»

Chroniques
  • Brexit: l’heure est à la glorification du passé britannique

    Par Marc Roche

    On allume la radio ou la télé ou on ouvre son journal. Et les petits matins d’un printemps ensoleillé deviennent blêmes. Après la trêve pascale, le grand-guignolesque feuilleton du Brexit a repris.

    Depuis la décision du Conseil européen, la Première ministre Theresa May y compris, d’étendre la date butoir du divorce au 31 octobre, une sorte de « drôle de guerre » prévaut au Royaume-Uni. A part quelques escarmouches par médias interposés, il ne se passe rien.

    En effet, la cheffe du gouvernement peut garder son poste jusqu’en décembre si elle le souhaite. Les négociations entre le gouvernement et l’opposition travailliste sont dans l’impasse. De nouveaux votes indicatifs doivent avoir lieu au Parlement, plus divisé que jamais. Les partis se préparent aux vraies-fausses élections...

    Lire la suite

  • L’école bilingue, une idée à tester

    Au Royaume des trois langues nationales, le multilinguisme devrait être un atout cultivé dès la maternelle… Et pourtant, pas une école bilingue (pour ne pas dire trilingue) dans l’enseignement subventionné, pas même à Bruxelles. La faute au contexte communautaire qui a conduit, des lois linguistiques de 1963 à la communautarisation de l’enseignement en 1988, au cloisonnement hermétique de mondes unilingues francophone et néerlandophone, y compris dans la capitale.

    ...

    Lire la suite