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Le Belgo-Palestinien Mustapha Awad libéré en Israël

L’artiste Mustapha Awad condamné en Israël à un an de prison a été libéré ce vendredi matin et sera rapidement expulsé vers son pays d’adoption, la Belgique. C’est son avocate israélienne, Lea Tsemel, en visite à Tournai, qui l’a annoncé au « Soir ».

Journaliste au service Monde Temps de lecture: 2 min

Est-ce la fin d’un cauchemar kafkaïen pour Mustapha Awad ? Sans doute, même si la prudence s’impose au vu des circonstances récentes.

Arrêté le 19 juillet 2018 en provenance de Jordanie et alors qu’il voulait revoir la terre de ses ancêtres à Saint-Jean d’Acre, en Israël, lui qui est né dans un camp de réfugiés au Liban, Mustapha Awad, 36 ans, avait été condamné à un an de prison ferme pour des contacts avec une organisation palestinienne, le Front populaire, considéré comme terroriste en Israël. Ayant droit à une libération conditionnelle aux deux tiers de sa peine le 25 février dernier, il avait été libéré pendant quelques heures avant que le Shin Bet, les services israéliens de sécurité intérieure, n’exige contre toute attente sa réincarcération. Son avocate, la tenace Lea Tsemel, avait immédiatement relancé la procédure et elle vient d’obtenir satisfaction ce 22 mars. Elle a pu l’annoncer à Tournai où elle est l’invitée du député provincial Serge Hustache et de plusieurs associations pro-palestiniennes (1), juste avant de rencontrer Le Soir à Bruxelles.

Ses « crimes » ?

Les « crimes » de Mustapha Awad ? « On lui reproche d’avoir, en 2010, rencontré en Belgique des membres du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), nous explique Lea Tsemel. Au Liban il y a trois ans, il avait aussi reçu quelques heures de cours pour échapper aux filatures et il avait accepté de transférer de l’argent pour un ami vers la Belgique. Les enquêteurs ont même reconnu qu’il n’était pas une menace pour Israël. C’est un cas vraiment mineur, facile selon mon expérience ces 50 dernières années, mais qui lui a néanmoins valu un an de prison. »

Le Palestinien, né à Ain el-Helweh, le grand camp de réfugiés palestiniens de Saïda, au sud de Beyrouth, au Liban, est arrivé en Belgique il y a une quinzaine d’années. Réfugié politique, il a obtenu la citoyenneté belge et vit à Alost. Avec des amis, il a fondé un groupe de dabkeh (danse palestinienne), « Raj’een » (« Ceux qui reviennent »).

Selon Lea Tsemel, il devrait pouvoir prendre place dans un avion pour Bruxelles au plus tôt. Ce vendredi encore, ou dimanche. A moins que le Shin Bet ne se ravise, une fois de plus…

(1) Une après-midi et une soirée en faveur de Mustapha Awad sont organisées ce samedi à la Petite Fabriek, rue de Moulin 16 à Froyennes-Tournai.

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