Fusillade à Utrecht: le tireur avoue ses crimes devant le juge et déclare avoir agi seul

© Reuters
© Reuters

L e suspect âgé de 37 ans a avoué ce matin (vendredi) devant le juge d’instruction les infractions pénales qui avaient été retenues contre lui», a indiqué le ministère public dans un communiqué, ajoutant que le suspect avait déclaré avoir «agi seul».

La fusillade a fait trois morts et sept blessés dont trois grièvement atteints. Les personnes décédées sont une femme de 19 ans et deux hommes de 28 et 49 ans, tous originaires de la province d’Utrecht.

Gokmen Tanis, né en Turquie, déjà connu de la justice néerlandaise pour des faits de vol et de viol, a été arrêté lundi à l’issue d’une chasse à l’homme de huit heures. Une arme à feu a été saisie lors de son interpellation.

Le parquet n’a pas communiqué davantage d’informations sur les déclarations du suspect — placé en détention provisoire — devant le juge «afin de préserver les intérêts de l’enquête».

Un deuxième suspect, un homme de 40 ans arrêté mardi, a été relâché. Il était interrogé par les enquêteurs pour déterminer s’il a pu jouer un rôle de soutien en dehors de la fusillade.

«Cet homme a été arrêté mardi parce que le suspect âgé de 37 ans a été arrêté chez lui. Ces derniers jours, une enquête approfondie a été menée pour déterminer si l’homme avait participé à la fusillade ou s’il avait apporté son aide» «Aucune preuve n’a été apportée et l’homme n’est donc plus un suspect », a-t-il ajouté.

Une marche silencieuse se tiendra vendredi soir à Utrecht en hommage aux victimes de la tuerie, en présence du Premier ministre néerlandais Mark Rutte et du ministre de la Justice et de la Sécurité, Ferdinand Grapperhaus.

 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Le bureau de vote de Limal © Belga

    Elections 2019: les 15 enjeux du triple scrutin

  2. «
Ce sera avec le PS sans la N-VA ou avec la N-VA sans le PS
» avait dit Elio Di Rupo.

    Elections 2019: la Belgique sera-t-elle ingouvernable?

  3. Sept modèles se détachent, identifiés sur la base de possibles rapports de forces au soir du 26 mai, et au départ de l’échiquier politique francophone.

    De gauche à droite, sept coalitions peuvent émerger après les élections

Chroniques
  • Campagne 2.0: le Vlaams Belang tire son épingle du jeu

    Jusqu’à présent, le moment le plus captivant de la campagne électorale en Flandre a été l’interruption par des activistes climatiques d’un débat électoral entre Guy Verhofstadt, député européen libéral, et Geert Bourgeois, tête de la liste européenne de la N-VA et actuel ministre-président de la Flandre. Ils ont lancé des confettis et des tracts sur les deux hommes politiques, et se sont jetés par terre dès que les agents de la sécurité ont essayé de les écarter du plateau. Après le lancement par la rédaction d’une séquence sur un thème tout à fait différent, les activistes ont été écartés et remis dans les mains de la police. Le débat put reprendre, mais le suspense avait disparu.

    L’insipidité de la campagne électorale en Flandre a, selon moi, plusieurs causes : la proximité des élections précédentes, en octobre dernier, pour le niveau communal, qui à ce moment-là était le premier scrutin depuis plus de quatre ans ; ou encore,...

    Lire la suite

  • Avis aux partis: lundi, la campagne, c’est fini!

    Ce dimanche, la parole est aux électeurs. A ceux qui pensent que le vote ne sert à rien, ce rappel très utile : le soir des élections, ce sont les résultats que chaque parti scrutera avec angoisse. C’est la mathématique qui désigne les vainqueurs et qui prend une claque, au nord comme au sud du pays. Aucun jeu n’est fait et les votes exprimés peuvent bouleverser les cartes et rendre des alliances si pas impossibles, difficiles ou illégitimes. Il y a toujours des surprises les soirs d’élections, et ce sont les citoyens qui les...

    Lire la suite