Milan-Sanremo: tout ce qu’il faut savoir sur cette édition 2019

Milan-Sanremo: tout ce qu’il faut savoir sur cette édition 2019
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Fantasme des sprinteurs, Milan-Sanremo, qui fait rêver sous le soleil de la Riviera les plus rapides du peloton (Viviani, Ewan, Démare, Sagan) mais aussi Julian Alaphilippe au premier rang des favoris, ouvre samedi le chapitre printanier des grandes classiques.

Le profil de l’étape :

La Cipressa et le Poggio, les deux dernières difficultés de la « classicissima », la Via Roma, la ligne d’arrivée au cœur de Sanremo, relèvent du mythe du cyclisme. Chaque année, les mêmes interrogations reviennent sur la donne tactique, entre puncheurs contraints de passer à l’offensive et sprinteurs soucieux d’attendre les derniers instants.

Le palmarès :

Les trois dernières éditions ont donné lieu à trois scénarios différents : sprint d’un peloton (Démare en 2016), attaque à trois dans le Poggio (Kwiatkowski en 2017), échappée solitaire dans le Poggio (Nibali en 2018). Autant dire que tout se joue sur un fil en raison de la fatigue qui brouille la lucidité après six à sept heures de course, du vent, qui favorise un sprint s’il souffle de face, de la présence ou l’absence d’équipiers dans le final.

Les favoris :

«  Dans la descente du Poggio, on ne fait jamais la différence », remarque l’Italien Elia Viviani, qui se dit « dans une forme idéale ». Le champion olympique de l’omnium, vainqueur à 18 reprises l’année passée, est l’un des deux atouts maîtres de l’équipe Deceuninck, la formation qui joue les terreurs dans les classiques, avec Julian Alaphilippe, lui aussi dans une condition optimale.

«  Nous sommes parfaitement complémentaires », estime à ce propos Viviani dans le journal organisateur, la Gazzetta dello Sport. «  Je ne lui demanderai jamais de s’abstenir d’attaquer. Et lui m’aidera au sprint ». Il reste à appliquer ce schéma idéal de tenaille sur le terrain, entre les serres des collines ensoleillées de la Riviera ligure et le littoral.

«  C’est une course très linéaire dans laquelle il est important de garder le maximum d’énergie et ce n’est pas évident », relève Arnaud Démare qui donne sa recette : «  Il faut être dans sa bulle tout en étant détendu. Ne pas être crispé mais relâché. Ne pas faire d’effort inutile, pas donner un coup de patin. Le côté psychologique est aussi important que le physique. »

Le Picard de la Groupama-FDJ avait maîtrisé les paramètres voici trois ans. Mais, en cas de sprint, les candidats abondent. De l’Australien Caleb Ewan, le plus rapide du peloton l’an passé derrière Nibali, au Colombien Fernando Gaviria, inspiré par la classique italienne, du Norvégien Alexander Kristoff, vainqueur en 2014, au champion d’Europe en titre, l’Italien Matteo Trentin. Et, bien sûr, l’inévitable Peter Sagan.

«  Je ne suis pas à 100 % », affirme le Slovaque, qui dit être en retard de condition à cause de problèmes intestinaux avant Tirreno-Adriatico. Paradoxalement, le handicap est réversible, pour se transformer en atout. Souvent objet d’un marquage serré, l’ex-champion du monde pourrait trouver cette fois davantage de liberté dans une course qui s’est toujours refusée à lui jusqu’à présent (2e en 2013 et 2017).

Sagan a le choix d’attendre le sprint, de préférence en petit comité, ou d’anticiper. Pour Alaphilippe, tout comme pour le Polonais Michal Kwiatkowski et le champion du monde espagnol Alejandro Valverde, qui reprend la compétition samedi, il faut provoquer une sélection avant d’entrer dans la cité des fleurs. Et déjouer le marquage prévisible tant l’Auvergnat a impressionné lors de Tirreno-Adriatico (2 victoires d’étape).

«  Je sais que je fais partie des favoris, j’essaie de m’en détacher », dit Alaphilippe qui qualifie son début de saison d’exceptionnel. «  Je ne m’attendais pas à enchaîner les victoires ». Au départ des 291 kilomètres, c’est bien lui qui fait office de repère.

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