Un test pourrait prédire l’échec à l’université

© Sylvain Piraux - Le Soir
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Comment lutter contre le taux d’échec particulièrement élevé en première année du supérieur ? Certains plaident pour la généralisation de filtres à l’entrée du premier bac. Une manière de lutter contre des auditoires surpeuplés et des problèmes de financement récurrents pour les universités pour les uns, une entrave au libre accès des études supérieures pour les autres.

Pour objectiver cette question, Jean-Claude Marcourt (PS), le ministre de l’Enseignement supérieur, a mandaté trois universités – l’ULiège, l’UNamur et l’ULB – pour l’éclairer sur les « dispositifs de tests et de filtres des étudiants ».

Pour ce faire, les coordinateurs de la recherche se sont basés sur les « passeports pour le bac » instaurés dans plusieurs universités belges. Ceux-ci, proposent aux candidats étudiants de tester les prérequis spécifiques aux études qu’ils comptent suivre : les sciences pour les filières scientifiques, les maths pour l’informatique et l’économie, le français pour les romanes… Les étudiants qui passent ces tests reçoivent un feedback qui pointe leurs lacunes éventuelles et les invite à profiter de séances de remédiation/remise à niveau organisées par l’université.

Les chercheurs ont ensuite croisé les résultats de ces tests avec ceux acquis en fin de première année. Il apparaît que si ce passeport avait été un outil de sélection, il aurait permis de prédire l’échec. La preuve avec le passeport de mathématiques proposé à la rentrée 2015 à 208 étudiants débutant un cursus en sciences économiques. Près de la moitié (48 %) des étudiants a échoué à ce test. Et 85 % de ceux qui ont échoué ont également raté leur première année universitaire. Il faut cependant remarquer que la réussite du « passeport » n’amène aucune certitude. Le taux d’échec en fin de premier bac de ceux qui ont passé avec succès ce test est proche de 50 %.

► Mais peut-on réellement prédire l’échec à l’université? Notre décodage sur Le Soir+

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