Eric Domb (Pairi Daiza): «Je n’attends rien des politiques dans leur situation actuelle»

Eric Domb (Pairi Daiza): «Je n’attends rien des politiques dans leur situation actuelle»

Quelles sont ses interpellations à l’égard du monde politique ? Qu’en attend-il ? Sa réponse est cinglante : « Rien ». Pour lui, la seule instance à avoir les choses en main, c’est le peuple. « Je ne pense pas que ceux qui vont être en mesure de pouvoir changer le cours des choses soient nos représentants politiques. Le pouvoir des consommateurs est un pouvoir absolument extraordinaire. Ils émettent cette demande incantatoire, cette exigence de solutions immédiates. Mais ce sont eux, en définitive, qui peuvent changer le monde ».

Mais Eric Domb se penche aussi sur la situation économique de la Wallonie. Le contexte est-il favorable au développement de l’entreprise « Pairi Daiza » ? Eric Domb botte en touche. « Il n’est ni favorable, ni défavorable  ». Le patron du parc commence par saluer le travail des différents ministres wallons de l’Économie. « Tous ceux que j’ai connus ont cherché sans exception à promouvoir le territoire wallon auprès des investisseurs de manière très lucide  ».

« Une accoutumance à l’échec » en Wallonie

Mais pourquoi la Wallonie détient-elle alors une réputation de terre ingrate pour les entrepreneurs ? « Une des difficultés de notre région tient à son histoire, son long déclin après la prospérité, une accoutumance à l’échec. Mais il y a de nombreux exemples d’entreprises extraordinaires en Wallonie. Ça montre qu’il n’y a pas de fatalité ».

Eric Domb, un opportuniste ? « Je suis un opportuniste dans le sens propre. Je saisis des opportunités qui permettent d’approfondir et d’embellir le jardin de Pairi Daiza. A ce titre, j’accepte d’être opportuniste. »

A propos de la genèse de Pairi Daiza : « Construire un parc ornithologique entre Mons et Ath, c’était objectivement l’idée la plus stupide qui soit  ! »

Un conseil aux jeunes entrepreneurs ? : « Quand on a un projet dans la vie, il y a deux folies, soit on tente l’aventure et on prend un risque, soit on n’ose pas et on ne réalise pas cette chose qu’on aime profondément. »

La responsabilité de Greta Thunberg aujourd’hui ? « C’est de parvenir à transformer cet appel et cette conscientisation en une autre dynamique, celle de rassembler des enthousiastes afin d’envisager des solutions à court, moyen et long terme. Je l’en crois parfaitement capable. »

A propos d’Albert Schweitzer, la personnalité qu’il a choisi de mettre à l’honneur : « Il est le premier à avoir remis totalement en question la hiérarchie entre les hommes et les autres espèces. »

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