Festival Séries Mania: quand les gilets jaunes privent le public lillois du «Good doctor»

Festival Séries Mania: quand les gilets jaunes privent le public lillois du «Good doctor»

Il est 16h ce samedi quand le public lillois fait craquer la plus grande salle de l’UGC. Salle comble, public excité et organisateurs sous tension. Dans quelques minutes, les festivaliers de Séries Mania vont rencontrer Freddie Highmore, le « Good doctor ». La série médicale a rencontré un franc succès auprès des téléspectateurs français, sur TF1. Et le festival dédié aux séries propos la projection de deux épisodes de la seconde saison, très attendue.

L’acteur anglais doit venir présenter cette nouvelle saison devant le public. Il est présent pour deux jours, pendant lesquels il a généreusement offert son temps aux interviews et à une masterclass avec un public comblé. Une rencontre ultra-complète depuis des jours. Deux heures après cette rencontre, il est attendu à l’UGC. Freddie Highmore a lui-même choisi les deux épisodes présentés pour la première fois en France. Pas le premier ni le deuxième, bizarrement. Mais les dix et onzième, appelés « Quarantaine ».

La réalité rattrape la fiction

L’un des organisateurs d’avance devant l’écran géant pour saluer le public, avant de lancer un « J’ai une mauvaise nouvelle », qui sent mauvais. Le public a déjà compris, parce qu’il sait ce qui se trame dans les rues de Lille. « Freddie Highmore ne peut pas se rendre ici à cause de la manifestation des gilets jaunes, pour sa sécurité. Nous sommes désolés, il vous embrasse ». Un vent de déception traverse la salle, plusieurs festivaliers quittent le cinéma. La plupart reste tout de même pour savourer les deux épisodes de la série.

C’est que dehors, à quelques centaines de mètres du cinéma, les policiers sont déployés en nombre pour limiter le mouvement des gilets jaunes. C’est aux environs de la gare de Lille Europe et du centre commercial Eura Lille que la situation est compliquée. Du coup, difficile pour certains de comprendre l’impact sur le festival et les mesures prises concernant l’acteur. Plusieurs conséquences également dans le programme du festival, après la fermeture ce samedi d’une salle de projection et de restaurants dans le centre-ville. Les organisateurs connaissaient les risques et ont improvisé. « La réalité rattrape la fiction », a plaisanté celui qui a eu la tâche d’annoncer la mauvaise nouvelle au public de l’UGC.

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