Le Belge accro à la voiture de société

Le Belge accro à la voiture de société
Bruno DALIMONTE/le soir

Des chercheurs de l’ULB et de la VUB ont mené une enquête auprès de 539 conducteurs de voitures de société. Les résultats montrent à quel point l’attachement à la voiture de société est fort dans notre pays.

La très grande majorité des répondants (80 %) refusent purement et simplement le principe d’un échange contre un supplément de salaire même si celui-ci est soumis à la même imposition fiscale. L’enquête montre que l’âge et un habitat en zone rurale ont une influence négative sur le fait d’envisager des alternatives aux voitures de société. Sans surprise, on retrouve aussi dans cette catégorie d’irréductibles ceux qui sont le moins sensibilisés à l’environnement, les moins familiarisés avec les modes de transport alternatifs. 20 % des utilisateurs sont, eux, intéressés par une forme de budget mobilité en lieu et place de la voiture de société. Ce pourcentage serait probablement plus élevé si on leur avait proposé une forme de budget mobilité qui permet de conserver une voiture de société plus petite pour dégager un budget destiné à autre chose (abonnement transport en commun…).

Un montant mensuel en cash en échange de leur voiture est-il susceptible de convaincre les usagers de la route ? Oui, mais pour 741 euros (en moyenne) alors que les utilisateurs potentiels du budget mobilité ne demandent « que » 468 euros. Des solutions de mobilité alternative ? Pour ceux qui se déclarent ouverts à l’abandon de leur voiture de société contre un package de mobilité fixé à 700 euros, la solution qui s’impose est celle des transports en commun (70 %), en combinaison avec d’autres options. Suivie de l’autopartage (62 %), du vélo d’entreprise (60 %) et de la mobilité comme service (58 %).

Un cinquième des répondants n’ont sélectionné aucune option, ce qui signifie qu’ils veulent recevoir l’intégralité du montant en espèces. À noter que la plupart des répondants comptent sur une augmentation de leur salaire puisque le coût des options qu’ils ont sélectionnées ne dépasse pas en moyenne les 396 euros.

– > Voitures de société : les principales leçons de l’étude

 
 
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