Climat: le MR ne ferme plus la porte à une révision de l’article 7bis de la Constitution

© Belga
© Belga

Le MR n’est plus fermement opposé à une révision de l’article 7bis de la Constitution, qui permettrait l’adoption rapide d’une loi climat toujours rejetée par une majorité de partis flamands. Mais pas question de relancer le conflit communautaire par ce biais, a affirmé lundi le Premier ministre et président du MR Charles Michel, en réclamant un débat de fond sur les mesures à prendre.

Interrogé dans l’émission Matin Première (RTBF) sur une révision de l’article 7bis de la Constitution, M. Michel a affirmé : « Nous sommes prêts à avancer s’agissant du climat ».

Mais il a immédiatement prévenu qu’il était hors de question d’ouvrir « la boîte de Pandore » des conflits communautaires et institutionnels au départ de ce débat. « Nous attendons de la clarté des autres formations politiques sur la question institutionnelle et communautaire », a-t-il ajouté, en renvoyant aux débats du Parlement.

Alors que des militants d’Occupy for Climate se mobilisaient à Bruxelles en faveur d’une modification du 7bis, M. Michel a souligné les limites d’une loi climat.

► Climat : après avoir campé rue de la Loi, les manifestants sont réunis place du Trône

Les manifestants mobilisés jusqu’à mardi

« La loi climat telle qu’elle a été déposée aujourd’hui ne fixe que des objectifs. Nous voulons un débat de fond sur les moyens d’y parvenir, sur les mesures concrètes. Il faut sortir du flou entretenu par certains autour des mesures à prendre », a-t-il déclaré, dénonçant les partis qui veulent avant tout agir par une hausse des taxes.

La proposition de loi spéciale climat a été co-signée par les écologistes, les socialistes, le CDH, DéFI ainsi que le MR, mais jusqu’ici ce dernier privilégiait la voie d’un accord de coopération entre les différentes entités du pays. Une révision de l’article 7bis de la Constitution est également refusée par le CD&V, l’Open VLD et la N-VA.

La commission de révision de la Constitution doit se réunir ce mardi à ce sujet. Mais même avec un soutien du MR, la majorité spéciale nécessaire (deux tiers des députés et une majorité simple dans chaque groupe linguistique) paraît inaccessible actuellement.

 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Quatre nouvelles plaintes ont été déposées contre les pratiques publicitaires en ligne de Google et de l’IAB (Internet Advertising Bureau).

    RGPD: la pub en temps réel sur le web est-elle illégale?

  2. Song Ji Won est l’une des deux candidates à jouer le concerto de Sibelius.

    Du côté des concertos du Reine Elisabeth: concerto pour violon en ré mineur de Jean Sibelius op. 47

  3. pions

    Jeu de l’oie: comment on forme (et déforme) des gouvernements après les élections

Chroniques
  • Les enjeux du tirage au sort de citoyens

    L’idée d’instituer des parlements de citoyens tirés au sort a gagné du terrain, au point d’être reprise à des degrés divers par la plupart des partis politiques. Des listes «citoyennes» en font même un élément central de leur programme, tandis que des intellectuels au départ réticents se disent à présent favorables à ce procédé. Les sondages d’opinion, eux, montrent que la population est plus hésitante, mais il est hors de doute que l’idée a le vent en poupe.

    Il importe d’autant plus d’en clarifier le sens. On présente généralement le tirage au sort comme un moyen d’impliquer les citoyens dans la vie démocratique, de leur permettre de participer davantage à la prise de décision, et on le range souvent du côté de la démocratie directe, comme une alternative à la démocratie représentative.

    ...

    Lire la suite

  • Personne ne devrait souhaiter une guerre avec l’Iran

    Des bruits de bottes dans le Golfe ? L’expression a presque trente ans et, pourtant, elle conserve plus que jamais sa pertinence. On dira pour le moment « guerre des mots » ou « guerre froide ». La dernière crise, due au zèle une fois encore intempestif de Donald Trump, concerne évidemment l’Iran des ayatollahs. Après des années d’âpres négociations, ce pays avait signé en 2015 un accord international sur le contrôle de ses activités...

    Lire la suite