Qualifications pour l’Euro 2020: un premier tournant pour la France face à l’Islande

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«  On va avoir du répondant » : après la tranquille victoire en Moldavie, les Bleus s’attendent à un match plus disputé face à l’Islande lundi (20H45) au Stade de France, et espèrent prendre le large en tête de leur groupe H, en éliminatoires de l’Euro-2020.

« C’est une équipe qui ne lâche rien, ne donne rien, c’est un peu dans leur ADN » : Didier Deschamps sait que l’opposition des insulaires sera d’un autre niveau que celle des Moldaves (4-1) vendredi.

Un groupe abordable

Dans un groupe abordable, avec comme « petits Poucets » les sélections d’Andorre, de Moldavie et dans une moindre mesure de l’Albanie, l’Islande (38e au classement Fifa) et la Turquie sont les principales menaces dans la course aux deux premières places qualificatives.

Et pour l’heure, les trois « gros » du groupe H ont tous débuté leur campagne européenne par une victoire.

L’Islande, avec son milieu vedette Gylfi Sigurdsson, est « une équipe dangereuse sur coups de pied arrêtés, une équipe très athlétique, on le sait on n’a pas le droit au relâchement au haut niveau », a insisté le capitaine français Hugo Lloris.

La sensation en 2016

Certes, la sélection islandaise n’est plus la surprenante équipe qui avait fait sensation à l’Euro-2016, en tenant tête au Portugal de Cristiano Ronaldo (1-1) puis en éliminant l’Angleterre (2-1) avant de céder en quart face aux Bleus (5-2). Mais elle est encore capable de gêner les cadors, comme la France a pu le constater en octobre dernier.

En amical à Guingamp, les hommes d’Erik Hamren avaient sévèrement bousculé les champions du monde, en marquant deux buts avant d’être rejoints en toute fin de match (2-2) grâce à l’entrée en jeu de Kylian Mbappé.

« C’est une équipe qui a joué à fond, nous on n’y était pas. Ils nous ont fait mal », se souvient Deschamps.

Néanmoins, « le contexte est complètement différent » et plusieurs habituels remplaçants (Florian Thauvin, Ousmane Dembélé, Presnel Kimpembe…) étaient sur la pelouse, rappelle Lloris.

« Suffisance »

« Sur un match amical, on avait peut-être montré un peu de suffisance », confesse le gardien de Tottenham. Cette fois, « on a vraiment envie de bien faire les choses, (…) de gagner ces trois points pour bien terminer cette semaine internationale ».

Le sélectionneur islandais ne dit pas autre chose : « contre une équipe de ce calibre, c’est toujours différent de jouer un match amical ou un match de compétition. On s’attend à un match difficile », même si c’est « quelque chose de très stimulant ».

Pour ce duel au Stade de France, où les Bleus n’ont plus perdu depuis un an, les Islandais seront privés d’un de leurs cadres, l’ailier de Burnley, Johann Gudmundsson, blessé au mollet.

Coman et Digne forfaits

Du côté de l’équipe de France, l’ailier Kingsley Coman (dos) a jeté l’éponge, tout comme Lucas Digne (cuisse) plus tôt.

Parmi les 21 joueurs restants, le cas de Samuel Umtiti pose question au sélectionneur : faut-il offrir une seconde titularisation d’affilée au défenseur central du Barça, très peu utilisé cette saison en raison d’une blessure à un genou ?

« S’il me met sur le terrain, j’essayerai de donner le meilleur de moi-même, d’être performant (…) j’ai besoin de jouer, mais le coach a ses choix à faire », a dit l’ex-Lyonnais dimanche sur Téléfoot.

En attaque, le trio Antoine Griezmann, Kylian Mbappé et Olivier Giroud s’apprête à être reconduit. Le dernier nommé tâchera d’entrer encore un peu plus dans l’histoire : un but suffirait à l’avant-centre de Chelsea pour occuper seul la troisième marche du podium des meilleurs marqueurs de l’histoire des Bleus, devant David Trezeguet et ses 34 réalisations.

Il y aura quoi qu’il arrive un air de fête dans l’enceinte dyonisienne, du moins avant le coup d’envoi avec les célébrations prévues pour le centenaire de la Fédération française.

Un documentaire « retraçant les grandes heures du football français » sera projeté, et la pelouse recouverte d’une grande bâche censée « rendre hommage à une centaine de personnalités qui ont incarné et illustré cette histoire ». Les Bleus porteront un maillot collector, avec un logo revisité.

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