C’est vous qui le dites sur les voitures de société: «Il est grand temps de mettre fin à ce système inéquitable»

C’est vous qui le dites sur les voitures de société: «Il est grand temps de mettre fin à ce système inéquitable»

Les faits

L’étude que livrent aujourd’hui dix centres de recherche appartenant à quatre universités tombe à pic, alors que la question des voitures de société est de plus en plus au centre des attentions et qu’elle sera un des thèmes des prochaines élections. La conclusion globale de l’étude : si les voitures de société représentent un avantage pour ceux qui en disposent et pour les entreprises qui les proposent à leurs travailleurs, elles ont cependant un coût considérable pour la société. Un coût considérable pour l’État, un système inégalitaire, une contribution supplémentaire aux embouteillages, à la pollution et aux émissions de gaz à effet de serre.

C’est vous qui le dites

Cette étude a beaucoup fait réagir les lecteurs du Soir qui ont été nombreux à commenter notre article. Pour Patrick V., « il est grand temps de mettre fin à ce système inéquitable ». « Il n’en ressort que des inconvénients : santé, pollution, sécurité sociale, bouchons, stationnement… j’en oublie certainement d’autres. Certes ce sont des voitures récentes qui polluent moins que des plus anciennes, mais elles font beaucoup plus de KM/AN que les voitures privées et finissent par polluer plus », estime-t-il.

> Quiz : connaissez-vous l’impact des voitures de société en Belgique ?

Daniel B. est catégorique : « Non à la voiture « salaire » ! ». Selon lui, « Elle n’est justifiable, que pour les techniciens, commerciaux et consultants prouvés. Car là il n’y pas d’alternative… Mais quant à voir que des employés qui ne bougent jamais de leur entreprise, mais qui utilisent leur voiture de soc pour aller chercher du pain à 300m et encombrent les routes alors que des alternatives existent en transport en commun… cela doit être urgemment fini ! Quels politiques oseront prendre des décisions intelligentes et courageuses ? ».

Pierre P. le rejoint à ce sujet, « la voiture de société ne disparaîtra jamais car il faudrait d’abord que nos dirigeants montre montrent l’exemple. Ils profitent non seulement d’une voiture de fonction mais également, pour la plupart, d’un chauffeur aussi aux frais de la population. Ils ne défendront jamais un projet leur supprimant ce privilège. »

Rémi B. en revanche dénonce un « article binaire ».« Lorsque je travaillais encore, j’ai bénéficié d’une voiture de société. Je ne peux pas me considérer comme un nanti, j’ai fait partie de la classe moyenne. J’habitais Bruxelles mais pour mon travail je devais me rendre partout en Belgique, je devais pouvoir me déplacer de jour comme de nuit toute l’année. Par ailleurs, toute augmentation de salaire augmentait plus fortement l’impôt sur le revenu. L’avantage fiscal permettait d’adoucir la ponction fiscale de la classe moyenne qui malgré les théories du taxshift, est la vache à lait. »

> Le Belge accro à la voiture de société

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