«Guardians of Legends»: une chasse au trésor belge avec 210.000 euros à gagner

Vincenzo Bianca avait envie de créer une aventure qui permettrait à tout à chacun de réaliser un rêve d’enfant
: devenir Indiana Jones.
Vincenzo Bianca avait envie de créer une aventure qui permettrait à tout à chacun de réaliser un rêve d’enfant : devenir Indiana Jones. - DR.

Des énigmes à déchiffrer, des légendes à protéger et un trésor à trouver quelque part dans le monde : est-ce le dernier volet de la saga Indiana Jones ? Presque. C’est en réalité le jeu de société imaginé par le Liégeois Vincenzo Bianca. « Guardians of Legends », c’est le résultat de quatorze ans de travail pour ce passionné de chasses aux trésors.

Un oeuf d’or de 210.000 euros à gagner

Si le jeu se présente sous une forme traditionnelle – plateau, pions, cartes –, tout le reste est novateur. Les joueurs devront aussi jouer sur support numérique et enfin, «  en grandeur nature  ». Car, dans « Guardians of Legends », un vrai trésor est à la clé. «  J’avais envie de créer une aventure qui permettrait à tout à chacun de réaliser un rêve d’enfant : devenir Indiana Jones  » explique Vincenzo Bianca. Il s’agit pour les joueurs de trouver un coffre en bois caché quelque part sur le globe, qui donnera accès à un trésor d’une valeur de 210.000 euros. Le butin ? Un oeuf en or pur 24 carats, serti de près de 600 pierres précieuses – dont une majorité de diamants – forgé par les joailliers liégeois Olivier Gangi et Cédric Sansen, qui travaillent occasionnellement pour le couple royal.

Pour Vincenzo Bianca, rien n’était trop beau pour mener à bien ce projet. Après avoir fondé en 2014 sa maison d’édition de jeux sur demandes de clients, il fonde Lubee, une filiale qui se concentre sur l’édition de projets externes. Les bénéfices de ses deux maisons lui permettent petit à petit de financer la création de « Guardians of Legends » avec l’aide d’Edward Preston (un pseudonyme), co-auteur du projet, qui lui, a investi les 210.000 euros pour la création de l’oeuf. Au total, l’investissement s’élève à un demi-million d’euros. Dans un autre registre, on compte aussi trente versions test proposées à pas moins de 900 joueurs venus de Belgique et de France. La passion de Vincenzo Bianca l’aurait même poussé à suivre une formation en joaillerie pour dessiner les plans de l’oeuf.

Une rentabilité non garantie, une passion assurée

Mais l’imaginaire du jeu l’emporte presque sur la réalité. Au point de ne pas sembler se soucier de la rentabilité ? «  Forcément, on souhaite vendre le plus de boîtes possible (à 36 euros pièce, NDLR), mais on ne sait pas dire comment les choses vont se passer  ». D’autres questions restent sans réponse. Et si le coffre était trouvé trop tôt ? «  On a tout de même calibré les énigmes et la chasse au trésor pour que ça dure environ trois ans. Mais c’est une certitude : l’idée que tout puisse être plié en trois jours me fait passer de mauvaises nuits  ».

Mais sa passion prime sur le reste. Vincenzo Bianca a toujours avec lui une dizaine de livres des chasses aux trésors auxquelles il a participé depuis son enfance. «  Dans ces chasses-là, il y avait toujours des erreurs de conception. Je m’en suis servi pour ne pas reproduire ces erreurs  ».

Déjà 8.000 boîtes commandées

Même si les joueurs peuvent jouer de façon autonome, c’est-à-dire sans chercher le trésor, ce dernier reste la motivation principale. D’ailleurs, 8.000 boîtes ont déjà été commandées, alors que le jeu ne sort que la 2 avril. Et les concepteurs ont vu loin : le jeu est déjà édité dans dix langues dont le russe et le chinois. «  Ça répond à cette tendance mondiale des jeux d’enquêtes et des escape room  » explique Cannelle Charlet, de Geronimo, le distributeur du jeu dans le Benelux. Au programme donc, une multitude d’énigmes. Combien ? C’est justement une des énigmes… Si le jeu est accessible dès 8 ans, différents niveaux permettent à un public plus averti de participer. «  C’est comme une grille de mots croisés : vous allez trouver certains mots très rapidement, et pour d’autres il va vous falloir du temps. Tout dépend de la personne, de ses réflexes  ».

Enfin, inutile de se lancer à la conquête du trésor, pelle à la main et sans jeu. Un code unique sur chaque boîte permet de participer à la chasse. Enfin, l’oeuf d’or sera exposé dans un musée liégeois le temps de la chasse. Il faudra juste trouver le coffre en bois. Bonus : votre trajet jusqu’au coffre sera remboursé par Lubee.

 
 
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