Un projet d’école multilingue à Bruxelles

Yvon Englert, recteur de l’ULB, et Caroline Pauwels, rectrice
 de la VUB.
Yvon Englert, recteur de l’ULB, et Caroline Pauwels, rectrice de la VUB. - Sylvain Piraux

Les recteurs Caroline Pauwels (VUB) et Yvon Englert (ULB) lancent un appel aux politiques : Bruxelles a besoin d’écoles multilingues. Ils proposent la création d’un établissement secondaire où certaines matières seraient enseignées en français, d’autres en néerlandais, d’autres encore en anglais. « L’apprentissage des langues est un paramètre clé pour le vivre-ensemble, l’accès à la culture, l’accès à l’autre, insiste Yvon Englert. Une langue, c’est un élément important pour apprendre à mieux se comprendre. » Et Caroline Pauwels souligne « l’effet égalisateur de cette forme d’enseignement. Toutes les langues sont sur le même pied, il n’y en a pas une dominante, puis une deuxième et une troisième ». Dans une ville cosmopolite comme Bruxelles, l’idée fait d’autant plus sens, plaident les deux recteurs.

Reste, pour ouvrir cette école en 2020 comme ils en rêvent, à convaincre les politiques, mais aussi à changer les lois. Actuellement, une école est considérée comme appartenant exclusivement à une Communauté. Seule possibilité d’échapper à cette contrainte : l’immersion, autorisée jusqu’à 75 % du temps scolaire côté francophone. Mais comme le souligne Yvon Englert, « à partir du moment où on a une conviction forte qu’il faut le faire, s’il y a des obstacles, il faut voir comment on les surmonte, pas se dire que ça ne va pas parce qu’ils existent. C’est absurde si on prend un pas de recul et qu’on regarde le monde autour de nous ».

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