Le «Dumbo» de Tim Burton séduit: nos critiques des sorties cinéma

Le «Dumbo» de Tim Burton séduit: nos critiques des sorties cinéma

Dumbo (Tim Burton)

Mélange du film d’enfance et d’une œuvre engagée, le Dumbo de Tim Burton séduit parce qu’il est à deux vitesses, s’articule en deux temps, repose sur un visuel très enfantin et une noirceur burtonienne. Le cinéaste plonge dans l’univers du cirque, multipliant les décors extraordinaires, toile de fond pour faire évoluer les personnages et l’éléphanteau privé de sa mère. C’est superbement animé et Dumbo s’intègre parfaitement aux acteurs live. L’intérêt, c’est de voir l’histoire nous expliquer ce que vit Dumbo une fois qu’on découvre qu’il vole.

C’est ça l’amour (Claire Burger)

C’est une grosse boule de tendresse qui vous saisit le cœur, les tripes, l’âme jusqu’à l’émotion sans que vous vous en rendiez compte. On est sans cesse à fleur d’émotions avec des acteurs dans une vérité intime rare. On sort bouleversé et rempli d’amour.

Rebelles (Allan Mauduit)

Sans révolutionner le genre, ce film ouvre la comédie française aux influences extérieures – anglaises, mais aussi belges –, lui offrant une liberté de ton qui fait plaisir à voir, car particulièrement rare dans une production hexagonale. Un trio infernal qui réveille un peu le cinéma populaire « made in France ». C’est à la fois peu et beaucoup.

Let’s dance (Ladislas Chollat)

Dès la lecture du synopsis, on a comme un arrière-goût de déjà-vu. Ce film espère surfer sur la vague (ramollie) du film de danse où deux genres qui s’opposent se rejoignent dans la plus grande harmonie. Soit une opposition stérile de deux mondes, une vision caricaturale et passéiste de l’art. La construction d’un film sur des clichés et sur un scénario trop prévisible.

Serenity (Steven Knight)

En imaginant ce qu’il pensait être une énorme surprise scénaristique, Steven Knight accouche d’un film façon soufflé qui retombe très, très vite. On croit regarder un thriller, avec femme fatale et tout le toutim, on pense percevoir quelques influences hitchcockiennes puis affronter de grandes questions existentielles, mais non, c’est… autre chose. Le fantastique à consonance philosophique est décidément un genre à manier avec précaution…

The prodigy (Nicholas McCarthy)

The prodigy ne ravivera rien dans ce créneau des enfants maléfiques et c’est d’autant plus dommage que le scénario démarrait sur une variante moins habituelle de la possession. Après la séquence d’intro tombent déjà d’énormes indices. Le spectateur qui a alors tout compris se dit que, vu qu’il n’y a plus énormément à raconter, le réal va s’employer à le faire flipper. Honnête faiseur, McCarthy table sur les jump scares, mais à l’exception d’un gros plan d’enfer sur un visage, ils sont téléphonés. Le final, malgré un twist – enfin – jusqu’au-boutiste, confine au risible, trahissant une irrépressible envie de franchise. Si tel devait être le cas, il va d’abord falloir plancher sur une vraie histoire !

Synonymes (Nadav Lapid)

Ce film qui tourne en ridicule les grands sentiments nationalistes sans pour autant évincer la Nation est un petit ovni dans la production cinématographique actuelle, qui rend avant tout un vibrant hommage à la Nouvelle Vague française.

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