Grèves chez Skeyes: le préjudice des actions déjà estimé à 4 millions d’euros pour Brussels Airlines

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Les actions des contrôleurs aériens ont déjà coûté 4 millions d’euros à Brussels Airlines, selon les calculs de la compagnie aérienne, qui dit nourrir des craintes pour sa « bonne » réputation. C’est pourquoi, elle appelle les parties impliquées dans ce conflit à sortir de l’impasse. Voilà ce qu’on peut lire dans un courrier adressé par Christina Foerster, CEO de Brussels Airlines, à la direction de Skeyes, aux syndicats et à la guilde belge des contrôleurs aériens (BGATC), et dont Belga a pu prendre connaissance.

« Brussels Airlines ne prend pas position pour l’une ou l’autre des parties. Nous voulons simplement trouver une solution à ce conflit social, le plus vite possible », a ajouté Maaike Andries, porte-parole de Brussels Airlines.

Skeyes (ex-Belgocontrol), l’organisme en charge du contrôle aérien en Belgique, est confronté depuis plusieurs semaines à un conflit social après le dépôt d’un préavis de grève par la CSC et le syndicat libéral. Les tensions tournent notamment autour de l’organisation et de la charge de travail.

Un coût de 2 millions pour Liege Airport

Depuis le début de l’année, les aiguilleurs du ciel ont accumulé 12 jours d’actions de protestation, ce qui a coûté des millions d’euros aux compagnies et entreprises présentes à Liege Airport, a indiqué plutôt dans la journée l’aéroport dans un communiqué de presse. Pour Luc Partoune, cette situation est inadmissible. Le CEO de Liege Airport plaide en faveur d’une régionalisation du contrôle aérien et pour la privatisation de ce service.

Pendant la nuit du 25 au 26 mars, Liege Airport a subi un nouvel arrêt de travail de la part des contrôleurs aériens de Skeyes. Plusieurs vols cargo ont été concernés.« Depuis le début de l’année, la chaîne logistique est fortement perturbée et les clients (entreprises et/ou particuliers) sont préjudiciés », peut-on lire dans le communiqué.

Le Ministre des Aéroports, Jean-Luc Crucke, s’inscrit dans le même raisonnement. « La Suède et l’Angleterre passent par un appel au marché pour contrôler leur ciel. J’ai demandé à la Société Wallonne des Aéroports (Sowaer) d’étudier cette possibilité. La régionalisation du contrôle aérien est une piste sérieuse, d’autant que la Flandre y est favorable. Je sais qu’au niveau du droit international, cela n’ira pas de soi mais nous ne pouvons pas continuer comme ça. Les compagnies aériennes ont besoin d’une stabilité pour travailler », constate le ministre.

 
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