Restructuration chez Mediahuis: une vingtaine d’emplois menacés dans les rédactions

Restructuration chez Mediahuis: une vingtaine d’emplois menacés dans les rédactions

Mediahuis prévoit un « plan de transformation » passant par la suppression de 82 équivalents temps-pleins. Parmi ceux-ci, 19 se trouvent au sein des rédactions, selon une information de la direction au personnel, confirmée de source syndicale.

La majorité des emplois supprimés se trouvent dans les services administratifs, commerciaux et de support, selon l’éditeur du Standaard, de la Gazet van Antwerpen, Het Nieuwsblad et Het Belang van Limburg. Soixante-trois emplois devraient disparaître, « en évitant au maximum les licenciements secs ».

Une vingtaine de postes sont visés au sein des rédactions, même si celles-ci « seront les moins touchées », a affirmé le CEO, Gert Ysebaert.

Selon le secrétaire du syndicat socialiste des employés BBTK (équivalent néerlandophone du Setca), Staf Meirte, sept emplois seraient menacés au sein de la rédaction de Het Nieuwsblad, qui paierait le plus lourd tribut. De Standaard, Het Belang van Limburg et Gazet van Antwerpen perdraient chacun quatre postes.

D’après le représentant syndical, le plan concerne au total 92 personnes, correspondant à 82 équivalents temps-plein.

Centralisation à Anvers

Mediahuis prévoit par ailleurs de centraliser ses activités à Anvers. Le quotidien De Standaard déménagera, lui, dans le centre de Bruxelles.

Par la mise en œuvre accélérée du plan, Gert Ysebaert veut rendre les activités du groupe « plus efficaces ». Mediahuis entend investir dans la numérisation, tout en offrant des journaux de qualité. « Si nous voulons atteindre ces deux objectifs, nous devons procéder à une réorganisation », commente-t-il. La priorité est donnée aux services numériques, devant les journaux papiers. La transition « est déjà en cours au sein des rédactions. Il ne s’agit pas ici d’un nouveau plan, mais d’une accélération du plan », ajoute-t-il.

Si les syndicats se disent surpris par l’ampleur des emplois menacés, aucune action n’est à l’ordre du jour.

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